Le 16 novembre dernier, les trois croissants, emblème du MHP (parti d’action nationaliste, extrême droite turque) ainsi que l’inscription « Bozkurt » (« Loup gris ») sont tagués sur la porte de l’Union Culturelle Française des Arméniens à Vaulx-en-Velin.
Aucun doute, malgré le décret du conseil des ministres annonçant leur dissolution le 4 novembre, les « Loup gris » continuent de marquer leur territoire, dans l’agglomération lyonnaise.
Le conflit qui a éclaté fin septembre entre la République du Haut-Karabakh et l’Azerbaïdjan n’est pas étranger à ces agissements. Le Haut-Karabakh étant soutenu par l’Arménie, et l’Azerbaïdjan aidé par la Turquie, cette guerre réactive les tensions historiques entre communautés turque et arménienne, particulièrement présentes dans la région lyonnaise.
Elle galvanise d’ailleurs l’extrême droite turque et sa branche violente les, « Loup gris », qui multiplie les intimidations par graffitis à Décines-Charpieu, Meyzieu ou encore dans le 3e arrondissement lyonnais et organise également des manifestations.
Des « Loups gris » dans les rues
Le 28 octobre, plusieurs centaines d’Arméniens bloquent le péage de Reventin-Vaugris au sud de Vienne (Isère). Ils réclament la reconnaissance du Haut-Karabakh par la communauté internationale.
« La manifestation était pacifique, certaines familles avaient même emmené leurs enfants », témoigne Orianes Garibian, ancien président des Jeunesses Arméniennes présent ce jour-là.
Or plusieurs membres de la communauté turque se trouvent dans les voitures arrêtées au péage et des échauffourées ont lieu avec les Arméniens, faisant des blessés dans les deux camps.
Vers 19h, des membres de la communauté turque organisent une contre-manifestation dans les rues de Vienne. Ils sont environ 200. Cette fois, des slogans haineux visent directement la communauté arménienne : « Arméniens, terroristes ! », « On va tuer les Arméniens ».

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