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Biennale d’art contemporain de Lyon : préférence locale pour la fabrication des oeuvres en 2019
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Biennale d’art contemporain de Lyon : préférence locale pour la fabrication des oeuvres en 2019

Sur les echos.fr

La soixantaine d’oeuvres d’art de la prochaine Biennale d’art contemporain de Lyon seront réalisées dans la région. L’objectif : récupérer un marché « trop souvent abandonné à d’autres pays; à bas coûts ».

En septembre 2019 reviendra la Biennale de Lyon, l’une des biennales d’art contemporain les plus reconnues au monde avec près de 250 000 visiteurs et 6 000 professionnels reçus. Le président du Palais de Tokyo, Jean de Loisy et ses commissaires d’exposition, piloteront l’événement sur le plan artistique, avec une approche spécifique :

« L’ensemble des oeuvres présentées, seront réalisées dans la région lyonnaise ; on va mettre à contribution tout le savoir-faire de ce bassin industriel, l’un des plus riches en Europe », explique Jean de Loisy.

Car l’art contemporain fait appel à des matériaux et à des technologies de plus en plus variés : silicone, bactéries, tissus, bois, réalité virtuelle, mécanique, fonderie…

« Il y a toutes ces compétences et capacités industrielles en Rhône-Alpes ; cette biennale que nous allons proposer dans d’anciennes usines Fagor-Brandt de 30.000 mètres carrés à Gerland, en plein coeur de Lyon, va permettre de les valoriser », se réjouit Jean de Loisy.

« Plus que du mécénat »

La sélection des artistes a commencé depuis la mi-mars et la réalisation des oeuvres pourra démarrer en novembre.

« Avec 200 biennales sur la planète, Lyon doit se singulariser. Pour montrer des artistes qui ne sont pas forcément représentés par de grosses galeries internationales capables de produire leurs pièces, il faut s’y prendre autrement ! », martèle le président du Palais de Tokyo.

Avec l’aide de la Métropole de Lyon et la région Rhône-Alpes, il rencontrera une cinquantaine de chefs d’entreprise le 22 septembre pour prêcher la bonne parole.

« On leur propose plus que du mécénat, un engagement citoyen et une opportunité d’impliquer leurs salariés. Ce sera un défi et une fierté pour ceux-ci, car les artistes vont les challenger. Et par la même occasion, on sensibilisera leurs familles à l’art contemporain ».

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