Il est l’un des invité-e-s de « La Chose Publique », un festival des idées organisé par La Villa Gillet et Res Publica, qui se décline en une série de rencontres et de débats du 16 au 25 novembre 2017.
Il est l’auteur de « Politique de l’hospitalité. Une généalogie conceptuelle » (CNRS éditions, 2017). Rue89Lyon est partenaire de l’événement et nous publions les contributions des auteurs que vous pourrez rencontrer en novembre.

L’hospitalité, considérée d’un point de vue politique, signifie la réduction de la domination causée par le franchissement des frontières, domination entendue comme mise en danger des intérêts fondamentaux.
Le problème général de l’hospitalité s’inscrit dans celui du type d’obligation qui nous incombe : envers qui avons-nous des obligations ? Et ces obligations relèvent-elles de la justice ou de la bienfaisance ? La difficulté est double.
Théoriquement, l’hospitalité associe deux grammaires généralement distinctes, celle du droit et de la vertu, de la politique et de l’éthique.
Politiquement, la conséquence de cette ambiguïté est que le concept peut être mobilisé par des idéologies opposées : tantôt du côté d’une exigence humanitaire (l’hospitalité est un devoir envers ceux qui en ont besoin et qui s’impose malgré les circonstances), tantôt du côté d’un nationalisme dur (l’hospitalité est un privilège accordé avec parcimonie à des invités méritants).
L’hospitalité comme résistance au droit
Deux stratégies sont possibles : ou bien s’en tenir au droit, en faisant de l’hospitalité une métaphore du respect inconditionnel du droit des réfugiés, sans pour autant prendre plus que « notre juste part ». Ou bien faire de l’hospitalité une vertu politique, à la limite entre le bien et le juste : l’hospitalité n’est alors pas un devoir parfait, que chacun pourrait exiger inconditionnellement en droit, mais elle constitue cependant une obligation.
Elle pose une résistance à ce que nous pourrions nous contenter de faire en suivant les stricts devoirs juridiques. Elle correspond à cette exigence quotidienne de faire plus que le droit (désobéissance civile, comme dans lors du procès de Cédric Herrou), et aux États d’être à la hauteur de leurs engagements internationaux.
« Migrations et frontières : le devoir d’hospitalité », table-ronde avec Benjamin Boudou, Fabienne Brugère, Guillaume Leblanc, Martin Deleixhe, jeudi 23 novembre à 19h30 au Musée des Confluences (86 Quai Perrache, Lyon 2e)
Titre et intertitre sont de Rue89Lyon

Vous pouvez faire vivre un autre journalisme à Lyon : aidez-nous à réunir 15 000 euros avant le 4 mars pour continuer à vous informer en 2027. Pour cela, deux choses sont possibles : l’abonnement ou le don.
À quoi servira votre soutien ?
> 15 000 euros : nous continuerons à vous informer en 2027.
> 20 000 euros : nous pérenniserons notre newsletter politique Mairie à tout prix.
>30 000 euros : nous embauchons un quatrième journaliste avec un même objectif : informer, enquêter, révéler, et défricher des terrains où les autres médias ne vont pas.
Tous les moyens sont bons ! N’hésitez pas à partager notre campagne ou à donner à Rue89Lyon.




Chargement des commentaires…