Le gouvernement de François Hollande s’était brulé les ailes en tentant de simplifier la carte départementale, la nouvelle administration fera-t-elle mieux ? D’après un article des Echos, les discussions autour de la fusion entre les métropoles et les départements « urbanisés » – proposition de campagne d’Emmanuel Macron – pourraient bien démarrer dans le courant du mois de juillet.
Un projet amplement inspiré de la réforme sans précédent mise en place au premier janvier 2015 sur le territoire rhodanien. En 2012, l’ancien président du Rhône, Michel Mercier, et le (encore) président du Grand Lyon avaient signé un accord pour transférer les compétences départementales aux 59 communes de la métropole lyonnaise.
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Objectif affiché : diminuer les coûts en élaguant le millefeuille administratif et concentrer le pouvoir dans les zones les plus actives sur le plan économique. Mais cette réduction des frais de fonctionnement reste encore à démontrer.
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Opposition entre les élus départementaux et métropolitains
Face à cette réforme, le fossé entre les élus métropolitains et départementaux – souvent opposés idéologiquement – se creuse. Dans Les Echos, Jean-Luc Chenut, président du conseil départemental d’Ille-et-Vilaine, fustige ce projet :
« Le modèle lyonnais ne nous convainc pas, la fusion n’a pas fait d’économies, au contraire, la métropole a reconstitué des équipes, doublant, par exemple, la direction des affaires sociales. »
Rien d’étonnant pourtant. En absorbant les compétences départementales, les métropoles doivent inexorablement prendre en charge la gestion des affaires sociales. Une prérogative qui pèse près de 31 % dans frais de fonctionnement du Grand Lyon.
À cela s’ajoute le projet controversé de fusion des trois départements autour de Paris alors qu’Anne Hidalgo a déjà entamé la fusion entre la municipalité et le département de Paris.
A gauche comme à droite, la fronde s’organise. Dans les Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian, pourtant partisan de la fusion de son département avec les Yvelines, préparerait « une contre-mesure » selon l’article des Echos.
D’autres élus, plus réservés, avouent attendre que le gouvernement mette la main au portefeuille pour accepter les mariages territoriaux.

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