« Tant que Berlusconi est au pouvoir, je ne tournerai plus de film. »
Ettore Scola ne s’inclinait pas devant le Cavaliere parce qu’il représentait une menace politique, mais parce qu’en plus de posséder la presse et la télévision, il possédait aussi le cinéma.
Politiquement engagé, membre du Parti communiste italien, Ettore Scola a raconté l’Italie de la montée du fascisme au début du XXIème siècle.
En 1977, notamment, il tourne Une journée particulière, l’histoire du 6 mai 1938 et de deux rencontres : sur les toits de Rome, la naissance d’un amour impossible entre Sophia Loren, mère de famille, et Marcello Mastroianni, un homosexuel persécuté par le régime fasciste, tandis que dans les rues, Mussolini et Hitler défilent et discourent.
En 2003, il offre une peinture de l’Italie avec le documentaire Gente di Roma. Avec tendresse et humour il écorche les habitants de la capitale, de leurs style vestimentaire à leur manière de traiter les étrangers résidents en Italie.
Rome, il en avait déjà était question dans Affreux, sales et méchants, prix de la mise en scène au festival de Cannes en 1976. Dans un bidonville avec vue sur le Vatican, une famille veut tuer le patriarche pour récupérer son magot, un million de lires qu’il a touchées en perdant un œil. Un pamphlet outrancier et critiqué tant il montrait tout : la crasse, la vulgarité. Pas de message ni d’espoir dans ce film devant lequel on rit, honteux et effaré.
Né en Campanie en 1931, Ettore Scola débute comme dessinateur satirique pour la revue Marc’Aurelio. Il entre dans le monde du cinéma en tant que scénariste.
En 1964 il réalise son premier film, Parlons femmes. Dix ans après, Nous nous sommes tant aimés !, connaît un succès mondial en racontant l’amitié entre trois hommes, tous amoureux de la même femme, entre 1945 et 1975. Un chef d’oeuvre, qui le consacra comme maître du cinéma italien. Qu’il est étrange de s’appeler Federico, en 2013, parle du cinéma et d’un autre maestro : Fellini.
La dernière contribution d’Ettore Scola au cinéma italien.

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