1. Geneviève Asse

Passée de la figuration à l’abstraction dans les années 1950, Geneviève Asse (née en 1923 à Vannes) expérimente notamment des variations sur des camaïeux de blancs et de gris.
Inspirée de loin en loin par les paysages maritimes de son Morbihan natal, l’artiste développe une œuvre épurée et minimale, souvent très émouvante.
Ici, elle nous donne à voir un rythme excentré en forme d’éventail, quelques plis de couleurs dans l’espace écru, blanc et gris du tableau.
Au Musée des Beaux-Arts jusqu’au 21 septembre.
2. Giovanni Anselmo

Ces quatre grandes pierres comme des monochromes gris-noirs sont chacune surmontées d’une discrète aura de couleur.
Elles font partie d’un ensemble d’œuvres de différentes époques de l’Italien Giovanni Anselmo (né en 1934) exposé dans la grande salle du MAMC (Musée d’Art Moderne et Contemporain, à Saint-Étienne). Fidèle au fil de son travail, Anselmo y propose comme un fragment d’une totalité impossible à inventer et à imaginer.
L’art pauvre d’Anselmo nous invite à méditer sur les fêlures et les manques qui sont au fondement de toute entité, qu’elle soit artistique, métaphysique ou psychologique.
Au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne jusqu’au 3 janvier 2016.
3. Marie-Hélène Richard

Dans l’un des cloîtres du Monastère de Brou, Marie-Hélène Richard (née en 1966) a imaginé une très belle envolée de quelque 800 roses (réalisée avec des sacs plastiques de supermarché !) prenant leur élan depuis une pierre tombale.
Un dialogue très réussi avec l’architecture du lieu et une émouvante représentation de l’au-delà, de la continuation de la vie et de l’érotisme par-delà les affres de Thanatos.
A l’ombre d’Eros. Au Monastère Royal de Brou, Bourg-en-Bresse, jusqu’au 4 janvier 2016

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