RANK’N‘OL #46. En l’absence de ses tauliers, à commencer par ceux qui étaient sur le terrain, l’OL n’a été une équipe de foot que pendant une mi-temps, jusqu’à ce que Paris éteigne la lumière. Suffisant pour dégager un top 5, inattendu et rafraîchissant. Comme doit l’être le Rank’n’OL.
: cinquième match de la saison, cinquième Rank. Est-ce que ça suffira à consoler le gardien made in Givors ? On pense que oui. En tout cas, il n’aura rien à se reprocher, impeccable devant Ibrahimovic (3ème), autoritaire devant Ménez (23ème) et hyper classe devant Pastore (66ème). Et s’il y a quelques fautifs sur le but parisien, il n’est pas sur la liste. Mais son rayonnement va au-delà de ses réflexes : Lopes rassure sa défense. Il ne faut peut-être pas chercher plus loin la transformation de Koné ou la confiance (excessive ?) retrouvée d’un Dabo qui s’en va tenter dribbles et frappes impossibles. Lopes multiplie les miracles. Et pas des moindres.
2. Samuel Umtiti : depuis son retour dans l’axe, on craignait d’avoir perdu sa trace. Celle qu’il laissait à intervalles réguliers dans le Rank, au titre officiel de rookie de l’année et, plus officieusement, de défenseur dont l’expérience semble inversement proportionnelle à son âge. Sans doute trop occupé à ne pas ramener à la surface cette théorie qui veut qu’un défenseur ne sombre jamais autant que lorsqu’il se retrouve associé à Bako.
Du coup, on en est arrivé à se demander s’il n’était pas en train de façonner ce grand défenseur classe et délié qui couvait parfois sous les erreurs du Général. Comme si après avoir enterré la concurrence, le Fossoyeur de Ménival avait compris qu’il fallait soulager une âme en perdition pour enfin consolider cette place, la seule qu’il ait jamais souhaitée, celle de meilleure défenseur du monde. Où un dégagement peut être à la fois sauvetage décisif et relance nickel pour les siens. Où rien ne semble venir à bout de sa sérénité, pas même un milieu en délicatesse. Où il faut arracher son titre à Thiago Silva. Surtout quand il n’est pas sur le terrain.
3. Yoann Gourcuff : « Un joueur plus plaisant qu’utile. » À dire vrai, Gourcuff n’a jamais été aussi près d’incarner le nouveau Zidane depuis cette sentence envoyée en son temps à ZZ par l’Avvocato Agnelli. Car depuis qu’il occupe ce couloir gauche limite à l’abandon depuis le départ de Bastos, Gourcuff rappelle vraiment quelque chose du second Zidane, celui de la période galactique.
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