Nous gagnons le réfectoire – une pièce grise, deux tables et des bancs – par petits groupes. Aux murs, les mines réjouies et en argentique des vendangeurs d’autrefois. Ça avait l’air bien.
Les horaires sont fixés à l’entrée, jaunis par le temps :
- petit déjeuner : 6h45 ;
- départ dans les vignes : 7h20 ;
- casse-croûte : 9 heures ;
- reprise : 9h30 ;
- déjeuner : 12 heures-13h30 ;
- puis retour dans les vignes jusqu’à 17h30.
Le dîner est à 19 heures. Tôt pourrait-on croire ; on ne le pense plus dès le premier soir.
Les pensionnaires sont arrivés la veille, tous reçus par Martine, l’épouse du patron, Bernard, pas encore aperçu. Martine et Bernard Pichet donc. Elle, douce et menue, lui rond et barbu, un humour d’une autre époque, sonore, qui gêne parfois.
Bernard a repris l’exploitation Pichet de son père, Claude, en 1978 à Chiroubles (Beaujolais). Bernard a épousé Martine, fille d’un viticulteur de la région. Depuis, c’est elle qui s’occupe des vendangeurs : elle les choisit, les accueille, les nourrit et veille à leur confort le temps du séjour. « C’est familial chez nous, c’est pour ça que les gens reviennent ». En effet, des dix-sept que nous sommes, la moitié connaît déjà la maison.
Un Article d’Aurélien Rossignol

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