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La recrue phare de l’été ayant été l’optimisme, ne pas avoir gagné à Gerland face à Rennes (1-2) est, plus que fâcheux, dramatique pour l’OL. Bien sûr, on pourra toujours dire (et on nous le dira) qu’il reste 24 journées et trois fois plus de points à prendre (*). Mais symboliquement, ça fait très mal.
Ça fait mal parce que l’OL ne perdait plus à domicile en championnat depuis plus d’un an et avait jusqu’alors récolté sur sa pelouse une bonne partie de son pécule cette saison, soit 16 de ses 23 points. Seuls Ajaccio et le Real (oui, l’AC Ajaccio et le Real Madrid dans une même phrase) n’avaient pas perdu à Gerland depuis la reprise. Joueurs, entraîneur, dirigeants et supporters lyonnais se raccrochaient beaucoup à cette bonne dynamique dans cette quête simultanée de la performance et du plaisir. Mais un bûcheron breton a mis un coup de hache fatal dans l’arbre qui cachait la forêt.
Le coup est d’autant plus fatal qu’il a été porté par Rennes. Depuis que Lyon est affaibli, disons plus fluet, les vautours rôdent. Le Graal consistant à terminer la saison à l’une des trois premières places du championnat et ainsi se qualifier pour la très lucrative Ligue des champions, plusieurs équipes espèrent sauter sur l’occasion. Le maintien sur le podium demeure l’objectif fixé à Rémi Garde ; il est devenu plus vital économiquement qu’évident sportivement. La concurrence ferait ainsi coup double en allant chercher les euros par millions tout en en privant Lyon. Rennes est candidat déclaré. Le président d’Auxerre, Gérard Bourgoin, vise également le top 3. C’est peu crédible, mais les Lyonnais devront prendre soin de lui faire comprendre dès la semaine prochaine, avant d’accueillir dans la foulée Toulouse, autre club de Ligue 1 en pleine croissance. Un groupe d’insolents auquel appartient également Montpellier, battu à Gerland un peu par hasard et beaucoup par Lloris (2-1, le 27 août).
La défaite face à Rennes pose un problème bien plus symbolique qu’arithmétique pour l’OL, notamment dans le regard que ses adversaires vont désormais porter sur lui. Car s’il n’inspire plus la crainte aux équipes du top 6, avant de probablement se délester d’un nouveau joueur cet hiver, la bonne ambiance risque de ne plus être suffisante. Si elle est encore là.
(*) Soit 72, fainéant(e)

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