Cultures 

C’est bien beau d’être artiste #22 : Matthieu Boré, un crooner au Rhino Jazz Festival

actualisé le 27/10/2015 à 17h12

Il est passé par ici, il repassera par là. Matthieu Boré était lundi 12 octobre à la Clef de Voûte, un petit mais très chaleureux jazz club des pentes de la Croix-Rousse. Il sera ce samedi au Rhino Jazz .

2014

C’est un crooner, un enchanteur au sens de chanteur qui donne envie à son auditoire de swinguer. Matthieu Boré, né en juin 1971, apprend les rudiments du piano à l’âge de sept ans, et fait ses études au lycée international de Ferney-Voltaire (Suisse). D’où la diction parfaite et l’accent qui va avec. Le groove, lui, vient des références : Fats Domino en premier lieu. Et la simplicité dans sa mise en scène, de son rapport au public : toujours chaleureux et complice.

Sa prestation à la Clef de Voûte, dans le cadre d’un show case organisé par Jazz Radio était à son image : envoutante (c’était de circonstance) et joyeuse.

Juste avant son passage au Rhino Jazz Festival, nous l’avons soumis à notre questionnaire « Orgueil et Préjugés ».

Votre premier geste artistique ?

Déclamer debout sur une table une poésie en classe de 4ème.

Quelle pratique artistique trouvez-vous intolérable ?

Aucune, la question est plutôt de savoir ce que l’on entend par pratique artistique…

Quelle est pour vous la plus grosse arnaque artistique ?

C’est la suite de la question précédente, l’art est sincère, authentique et viscéral mais aujourd’hui le produit est omniprésent, il a donc aussi contaminé le domaine culturel.

Votre pire souvenir pendant un concert ?

En appuyant par inadvertance sur un bouton du clavier numérique, je me suis retrouvé un quart de ton en dessous du reste de l’orchestre… ça a duré longtemps, très longtemps.

Avec lequel de vos parents pensez-vous avoir un problème ?

Aucun des deux, je suis orphelin… Je rigole !

A quelle personnalité politique pourriez-vous dédier une de vos chansons ?

A Gandhi ou Martin Luther King.

Le dernier produit culturel consommé/acheté/emprunté ?

J’achète des yaourts, sinon j’ai des émotions en écoutant de la musique, en regardant un film, en contemplant une sculpture ou en lisant un livre.

Avez-vous déjà sacrifié votre art pour de l’argent ?

Je ne crois pas ou alors c’était tellement d’argent que j’ai préféré oublier.

Le projet du nouvel album c’est : 1/ se refaire une santé financière
, 2/ montrer que vous êtes (toujours) en vie, 3/ prouver à un plan drague que vous êtes artiste contemporain ?

Réponse 2 : avant tout, montrer que je suis toujours en vie.

Et sinon, vous comptez faire un vrai métier, un jour ?

Plus ça va plus je me dis que c’est un vrai métier, en revanche je ne pense pas qu’il s’apprenne à l’école : transmission du savoir par les aînés et expérience sur le terrain, y a que ça de vrai!

Bon, faut un peu faire ses devoirs à la maison quand même…

Plus d’infos sur matthieubore.com.

Discographie :

Dernier album sorti le 22 sept 2015 : Naked Songs chez Bonsaï

2013 : Things we learned from the past chez Punta Mila Records

2012 : Roots chez Bonsaï

2009 : Frizzante !! chez Bonsaï

2007 : Sometimes On My Own chez Black and Blue

2003 : Doo-Wop chez Djaz

2002 : Fats Domino True Spirit chez Night and Day

Partager cet article

L'AUTEUR
Catherine Quiblier
Catherine Quiblier
En BREF

« Tous unis, tous solidaires » ou le Bon Coin du bénévolat lyonnais

par Rue89Lyon. 236 visites. Aucun commentaire pour l'instant.

Orhane : dis-moi où tu habites, je te dirai si tu subis bruit et pollution de l’air

par Rue89Lyon. 1 163 visites. 1 commentaire.

Contre l’A45, une première fête pour relancer la mobilisation

par Rue89Lyon. 1 000 visites. Aucun commentaire pour l'instant.