Appartement 16
  • 8:58
  • 14 décembre 2011
  • par Dalya Daoud

Michel Neyret : des comités de soutien encombrants

308 visites | 5 commentaires

Ils multiplient les actions sur le net, pétitions en ligne, pages Facebook et billets rageurs sur leurs blogs. Des groupes de soutien se sont instantanément formés lorsque l’ex-numéro 2 de la PJ de Lyon, Michel Neyret, a été incarcéré, il y a deux mois. Hyperactifs, ils agacent les avocats du « plus grand flic de France », qui se passeraient bien de cette ingérence.

Michel Neyret
Crédit photo : Maxppp

« Laissez-le sortir pour les fêtes de Noël », réclame un message posté sur une page Facebook dédiée à Michel Neyret, mis en examen pour « corruption » et « trafic de stupéfiants ». L’un des membres de ces collectifs « amicaux », animés pour la plupart par des policiers en poste et à la retraite, a même récemment plaidé pour qu’une enquête soit ouverte sur une éventuelle « violation du dossier d’instruction ». Des éléments de l’affaire n’ont cessé de paraître dans la presse, la transformant en véritable feuilleton. Le contenu d’écoutes téléphoniques à charge a déjà été révélé, et notamment les propos de Nicole Neyret, épouse du policier, qu’elle aurait qualifié de « véreux ».

Si ces fuites sont dénoncées par les « amis » du détenu et flinguent la maîtrise de la communication des avocats de Neyret, ces derniers sont au moins aussi agacés par les prises de position publiques des comités de soutien. Gabriel Versini-Bullara, avocat habituel des forces de police, qui travaille en duo avec Yves Sauvayre sur le dossier lyonnais de l’année, est loin de s’associer à la démarche du collectif.

« J’apprends que d’aucuns voudraient faire ceci, faire cela, aux dernières nouvelles, ce sont les intervenants judiciaires qui décident. Et plus encore, ce sont les magistrats. Qu’on laisse les gens travailler sereinement ! Nous savons ce que nous avons à faire, nous n’avons pas besoin des directives, des ordres, des instructions, d’un quelconque comité de soutien. Qu’il existe c’est très bien, pour Monsieur Neyret. Même si lui aussi aurait préféré être informé au préalable. »

L’énervement est à peine dissimulé.

« Nous leur avons dit Yves Sauvayre et moi ce que nous pensions, du fait que nous ayons été mis devant le fait accompli, et plus encore que Monsieur Neyret ait été mis devant le fait accompli. Il eût été beaucoup plus judicieux de prendre attache avec les avocats pour savoir s’il y avait opportunité ou non de créer un comité de soutien. Nous avons dit ce que nous avions à dire à ces gens-là. »

 

Une demande de mise en liberté dans les prochains jours

Les sorties des membres soutenants sont d’autant plus embarrassantes pour les avocats qu’elles créent une sorte de cacophonie. Une pétition a été mise en ligne par le comité de soutien le plus actif, réclamant la libération du commissaire. Et de son côté, Gabriel Versini indique :

« Michel Neyret attend d’être auditionné par les magistrats instructeurs parisiens pour s’expliquer plus encore sur ce qui lui est reproché, et consécutivement à cette audition, vraisemblablement, nous serons amenés à déposer une demande de mise en liberté pour lui ».

D’après nos informations, l’ex-commissaire divisionnaire pourrait être convoqué le 20 décembre prochain. En attendant, Michel Neyret reçoit la visite de ses avocats chaque semaine à la prison de la Santé.

 

Un boulot discrédité ?

Si certains policiers se sont organisés pour manifester leur solidarité, d’autres sont plus amers et regrettent que cette affaire Neyret ait pu jeter le discrédit sur la police de Lyon. Le « plus grand flic de France », comme le surnomment ses soutiens, a malgré sa mise en examen effectué son job au cours d’une sortie exceptionnelle le 1er décembre. Michel Neyret a quitté sa cellule de la prison de la Santé pour témoigner dans le procès d’un braquage, devant la cour d’assises de Saint-Etienne.

En tant qu’ancien chef de la brigade de recherche et d’intervention, Michel Neyret a mené une quantité de procédures, et plusieurs dossiers actuellement à l’instruction ont été montés d’après son témoignage. En prenant en charge sa défense, ses avocats pourraient se retrouver submergés par de singulières requêtes.

Hervé Banbanaste, avocat de Toni Musulin a, le premier, émis des suspicions sur la disparition d’une partie du butin, sous-entendant que Neyret pourrait être en possession des billets manquants, sur la somme totale dérobée par le convoyeur de fonds.

Blasés par ce qu’ils considèrent être de « l’opportunisme », les avocats de Neyret s’attendent à devoir défendre éventuellement le travail de l’inspecteur, dans un second temps et en marge des explications qu’ils devront avancer sur les cadeaux offerts par des truands au commissaire.

« Le commissaire Neyret n’a pas traité uniquement l’affaire Musulin, il en a traitées des centaines et des centaines, cela voudrait dire que nombre de confrères pourraient dire potentiellement : oui mais dans cette procédure, c’est Neyret qui a été le directeur d’enquête, en conséquence de quoi on va demander à ce qu’il soit auditionné, on va développer des requêtes en nullité, ou je ne sais quoi… Je doute que la Justice prenne cette direction. Mais je ne suis pas magistrat. »

 

Aller plus loin

la détention de Neyret ne soit pas prolongée.

Les écoutes téléphoniques qui accablent Michel Neyret.


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5 Commentaires postés

  1. Neyret à ses soutiens :

    "Quand on a des mais comme vous, on n'a pas besoin d'ennemis !

  2. 1° Voici les arguments de choc que les avocats sans doute, et certaine, les procureurs régulièrement informés, procureurs régis par l’indivisibilité et l’unité territoriale ont escamoté au juge d’instruction. La totalité des page de mes blogs ont été régulièrement exposées au procureur général de la Cour d’appel de Paris.
    Le Figaro du 9 sept. 2011. L’affaire Neyret, une onde de choc dans la police. Mots clés : Corruption, Tony Musulin, Michel Neyret, Claude Guéant… LE BIEN PUBLIC, LE NOUNELOBS, SUDOUEST…
    Des têtes de Turcs idoines ? Ne manque vraiment pas de piment, un ministre de l’Intérieur, un ministre de la Justice, des malfaiteurs associés des fameux « gangsters d’État de l’État gangster », ne sachant plus quoi répondre aux imputations congrues, preuves à l’appui, des leurs crimes organisés de haute vol, qui s’attaquent aux piliers de la Police pour des broutilles, des mesquineries d’usage habituelle. À leur hyper-mafia, à eux, sont imputés des trafics de drogues par tonnes par des sources très bien informés, contrebande que justement a été perturbée par ces policiers mis au pilier par une justice archi-corrompue ayant toujours couvert ces trafics gigantesques, les couvrent en ce moment même. Attendons l’évolution.
    Tout de même, ces opérations de propagande électorale de Sarko-les-pots-de-vin, couplées à la paralysie des actions policières contre le grand banditisme des « gangsters d’État de l’État gangster », ressemblent étrangement à la mise au placard par des calomnies et dénigrements du secrétaire général du Service centrale de prévention de la corruption (SCPC) Pierre-Antoine Lorenzi*. Voyons les résultats calamiteux : la multiplication à l’extrême de la corruption et du trafic d’influence de notre gouvernance des vendus jusqu’à ce que l’économie et la finance nationale s’effondre dans le gouffre des escroqueries de haut vol gigantesques de la hyper-mafia de la grande finance internationale, la circulation de la drogue par tonnes… En presque tout impunité. {*Défendu par l’avocat Me Arnaud Montebourg contre les médisances de la clique du Mans appelé au ministère de la Justice pour foutre en l’air son service}.
    Et qui ont été les principaux canailles de ce sabotages de la saisine de la Haute Cour de justice (sabordée par eux) du « complot contre la sureté d’État » (feu art. 86 C. pén) : le gangster d’État en ministre de justice Pierre Méhaignerie avec sa clique des naufrageurs des plaignants du Mans, victimes associées des escroqueries immobilières de haute volée. Son chargé de mission « diffamatoire » contre la corruption au ministère, le médiatique juge tripatouilleur Thierry Jean-Pierre, devient Trésorier receleur d’argent sale de son parti d’escrocs de haut vol, s’offre ainsi la propagande pour son élection en eurodéputé. Yves Pot, le substitut narguant les ordres de son Procureur, au lieu d’être sanctionné, est aussi appelé en conseilleur du sinistre prévaricateur de la Justice, pour réussir ensuite une brillante carrière comme procureur naufrageur dans des affaires ultrasensibles. Moins chanceux, leur taupe défroquée, chargée de la manipulation nationale des plaignants fourvoyés, ce bousier Jacques Bidalou, avec son « syndicat des pochards rebelles » sous la protection de « la bande des magistrats factieux du TGI de Bobigny », n’a été seulement promis à la réintégration dans un de ces antres de vénalité et de la corruption comme juge foutriquet.
    Épargné ainsi depuis des lustres des poursuites devant la Haute Cour de justice, veillait au grain au ministre de l’Intérieur la vielle gueule de barbeau corse Charles Pasqua, relayé dans les combines par son émule Sarko-les-pots-de-vin. Par son célèbre ripou des « micros » du Le Canard enchaîné, le Capo di Capo avec sa mafia de tous les trafics, récupère, par le fameux vrai-faux passeport, ce malfaiteur en fuite de Lieutenant-Colonel Yves Chalier, éminent spécialiste de la guerre subversive. Vedettisé par les médias en Chevalier blanc contre « La République corrompue » (Sic), la Mafia le branche près de Bourges sur l’association de défense les victimes des estampeurs du notariat, l’association en calomniateur au cafard insinuant Bidalou mis en difficulté par ma science. Avec de l’intox et la désinformation judiciaire et médiatique, cette bande des fripouilles de la haute est ainsi parvenue à paralyser mes actions judiciaires visant, comme de droit, la saisine de la feue Haute Cour de justice contre leur complot contre la sûreté de l’État, conte leurs « attentats » persistants « contre son régime de la démocratie égalitaire » et « contre ses intérêts économiques essentiels »… Blogs, ps 5 et 6 jamais contestés, jamais démentis… mais combattus en coulisse par le crime organisé.

  3. 2° suite. ___________________________
    Le Monde 2 oct 1992 : {Usage abusif au bénéfice d’un tripoteur contre un juge irréprochable, les formules révélées dans les actes de procédures communiqué à ce juge par ce Dietrich, auquel la application fondée est refusée à répétions} : « La Cour de cassation dessaisit un juge pour « suspicion légitime » – La chambre criminelle de la Cour de cassation estimant fondée le requête en « en suspicion légitime » d’un inculpé, a décidé mercredi 30 septembre, de retirer un dossier à M. Germain Sengelin, doyen des juges d’instruction de Mulhouse. M. Sengelin était chargé depuis 1987 d’une affaire d’abus de blanc-seing, dans laquelle un avocat parisien est inculpé. Celui-ci considérait que le juge, au lieu d’instruire « à charge et à décharge », comme veut la loi, était favorable à la partie civile. L’avocat reprochait notamment à M. Sengelin de l’avoir inculpé tardivement de délits dont il n’était pas saisi, d’avoir illégalement perquisitionné à son cabinet et avoir violé le secret de l’instruction. Le procureur général de Colmar avait appuyé cette requête ». Selon que vous serez puissant ou misérable…

  4. 3° ————————————
    Réaction à Rue89. Guillaume Bouchet. DOSSIER11/05/2007. Affaire Boulin : les étranges ratés de la première autopsie.
    Extrait de la page 1 des blogs. Beaucoup des mystifications autour du pot aux roses du complot contre la sûreté de l'État du SAC et consorts (feu art. 86 C. pén.) soustrait par des forfaitures d'excès des pouvoirs de juges prévaricateurs de la feue Haute Cour de justice, trop de mystificateurs fumistes d'une vérité inavouable, révélée depuis des décennies au public avertie.
    Dans l'ouvrage édifiant de l'Alain Jaubert, en raison de leurs simples initiales publiés, les trois principaux ministres initiés des secrets fonds provenant du trafic de drogue du S.A.C. et des services spéciaux de l'Armée, déposés sur un compte numéroté de la Banque Nationale Suisse, ces trois autres victimes des escarpes de « l'État gangster », ont été parfaitement identifiables pour la police, pour la justice et pour la Commission d'enquête du Parlement sur leurs activités criminelles :

    B… comme Boulin Robert dont le cadavre supplicié fut trouvé dans un étang de la forêt de Rambouillet. Dans ces temps troublés par des médias incontrôlés, sous pression du procureur général, l'enquête douteuse a conclu au suicide dans un verre d'eau, alors que le cadavre présenta des traces indubitables de coups et des entraves au poignet. Or, parmi des témoins occultés, un de premier plan atteste la dangerosité du supplicié pour les finances du S.A.C.

    D… comme D'Ornano Michel du Rotary-club, ministre de l'Industrie, spécialiste des missions politiques délicates, conseiller intime et du Président de la République Valérie Giscard d'Estaing, happé, blessé mortellement par une voiture jamais retrouvée, ni son conducteur. En 1987, le Sénat l'avait miraculé de la Haute Cour de justice par la suspension des poursuites des montages juridiques fictives d'une association bidon mettant en cause d'importantes sommes pour le financement de la propagande électorale. Ce fut le président Alain Poher, un fertile copain du Rotary-club, qui tenait en main les rênes.

    F… comme Fontanet Joseph, flingué sur le parvis de son ministère par un introuvable assassin vidant en plein jour dans son abdomen, selon la tradition de la Mafia contre des balances, tout le chargeur de son pistolet automatique cal. 11,43. (Fontanet s'apprêtait de se lancer dans le journalisme de délation).
    À cette époque tragique, le trafic de drogue avait été pratiqué sous la direction du gouvernement gangster par des officiers du service secret, du défunt S.D.E.C.E., services spéciaux de l'Armée, gardé jalousement sous les ordres personnels du ministre de la Défense, et ensuit Premier Ministre, Michel Debré (Rotary), supervisant toutes les manouvres des réseaux criminels, etc.
    En 1990, François Debré, un de ses fils prodiges, passe en correctionnel à Lyon pour trafic de drogue avec Albert Le Gallo, chevalier de la Légion d'honneur et, comme il se doit, ancien maillon de la juteuse French Connection de papa. L'autre fils prodige de vertu, avocat, devient chef de la Police nationale en tant que ministre de l'Intérieur pour faire dissimuler par la police à l'inflexible juge d'instruction Éric Halphen des dossiers compromettant des ministres mafieux en exercice de leurs fonctions de la corruption et du trafic d'influence et du recel des monumentales combines immobilières. Son témoin lui est retiré de la circulation par un internement psychiatrique d'office. Le procureur général de Paris, empêche le juge de procéder à l'audition d'un autre témoin sur la corruption politique notoire des prospères promoteurs Cogedim et Bouygues.
    Avant même de la découverte par mes études universitaires de droit, les innombrables révélations précises de ces ouvrages trahissent déjà aux fins juristes du droit pénal du ministère public et à leurs savantissimes doctrinaires des universités, la compétence exclusive de la feue Haute Cour de justice pour traiter ces affaires indivisibles, à l'exclusion des juridictions de droit commun, notamment à l'illustre professeur de droit Jean Foyer, commentateur à l'époque de la Haute Cour de justice dans l'Encyclopédie Dalloz, Garde de Sceaux dans un des gouvernements de fertiles copains et des fiers coquins.

    1.6.- La manipulation criminelle de la procédure pénale pour dédouaner les « gangsters de l'État gangster » par l'excès des pourvoir de juges noyautés.