« J’ai failli vomir », lance une jeune manifestante en sortant des nuages de lacrymogènes. À l’angle de la rue de Marseille et de la rue de l’Université (Lyon 7ᵉ), un peu avant midi, jeudi 1ᵉʳ octobre, lycéen·nes et étudiant·es viennent d’être dispersé·es par des CRS (Compagnies républicaines de sécurité), mobilisés en nombre.
« On a rien fait, on marchait, on chantait. On se retrouve à se faire nasser. On voulait juste se faire entendre. [Les CRS] font exprès de nous faire peur », poursuit une étudiante de 18 ans, contrainte de se réfugier dans un commerce au cours de la manifestation. « C’est super violent. On voyait dans les yeux de certains lycéens la peur », témoignent d’autres étudiants.
Cette parole a été recueillie au quatrième jour de mobilisation de plusieurs lycées à Lyon et dans la métropole. Ce jour-là, lycéens et étudiants s’étaient réunis sur la place Jean-Macé à 11h avant de prendre la direction du rectorat. Une manifestation sous tension et dispersée à grands coups de gaz lacrymogènes. Des scènes semblables à celles observées aux abords de plusieurs établissements bloqués durant la semaine.
Lycées Charles-Mérieux (Lyon 7ᵉ), Juliette Récamier (Lyon 2ᵉ), Édouard Herriot (Lyon 6ᵉ), Antoine-de-Saint-Exupéry (Lyon 4ᵉ), Colbert (Lyon 8ᵉ), Frédéric Faÿs à Villeurbanne, Jacques Brel à Vénissieux… Chaque jour, entre 20 et 30 établissements ont été concernés par des actions de blocage cette semaine. Avec, souvent, leur part de violences.
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