Lisa (prénom modifié) est inquiète. Il est 14 heures sur la place Jean Macé, heure indiquée pour le départ de la marche, et pourtant la rue n’est pas encore très remplie. La jeune militante, qui a beaucoup souffert de l’enchaînement des vagues de chaleur cet été dans son petit studio mal isolé, espère une mobilisation plus importante que celle de l’année dernière.
Pour rappel, seules 700 personnes s’étaient rassemblées pour la marche « des résistances » en septembre 2025. « Il est temps que les gens se bougent et réalisent l’urgence », s’impatiente-t-elle.
Au départ du cortège, 45 minutes plus tard, la place s’est bien remplie. Beaucoup de piétons trainent leur vélo au milieu de fumigènes verts, de prises de parole de multiples collectifs et associations et d’applaudissements nourris.
Entre 5 000 (selon la préfecture du Rhône) et 10 000 (selon les organisateurs) personnes ont répondu à l’appel unitaire du 26 septembre. Un mouvement national, sous le mot d’ordre « On veut vivre », lancé par une lettre ouverte à Emmanuel Macron pour lui « demander des comptes ».
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