Août 2022. Une ville de la banlieue lyonnaise. Deux jeunes hommes à bord d’une voiture volée et la police. Onze balles. Deux morts. Du côté policier, on invoque la légitime défense face à un refus d’obtempérer qui aurait mis leurs vies en danger. Du côté des familles des victimes, on bataille d’expertise en contre-expertise pour tenter de comprendre.
Si l’histoire a été maintes fois racontée, en d’autres lieux, avec d’autres victimes, celle-ci, en cours d’instruction, prend une dimension particulière alors que l’Assemblée nationale vient d’adopter une loi présumant légal tout tir de policier. Un véritable « permis de tuer » octroyé aux forces de l’ordre, pour ses détracteurs.
Plus besoin, par exemple, de quatre ans de procédure pour comprendre comment, dans la nuit du 18 au 19 août 2022, de jeunes hommes ont pu être abattus par la police sur un parking de la banlieue lyonnaise.
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