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Actualités, enquêtes à Lyon et dans la région

Sur les traces de la Rize, la rivière fantôme de Lyon et Villeurbanne

À partir de la fin du XIXᵉ et tout au long du XXᵉ siècle, l’urbanisation et l’industrialisation ont fini d’étouffer la Rize à Lyon et Villeurbanne. Mais cette rivière urbaine, qui coule encore à Vaulx-en-Velin et à Décines-Charpieu, fait aujourd’hui l’objet d’un intérêt renouvelé. Pour la restaurer ou simplement cultiver sa mémoire.

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rize centrale cusset
A gauche, la Rize, qui se jette à droite dans le canal de Jonage, avec au fond la centrale hydroélectrique de Cusset.

« Et si on allait faire trempette au trou de la Rize ? » À la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle, lors d’une chaude journée d’été, poser cette question n’avait rien d’insolite pour les Villeurbannais·es. 

La rivière Rize, une résurgence du Rhône, vient alors d’être coupée en deux par le canal de Jonage. Cette dérivation du fleuve, creusée à partir de 1894, était — entre autres — destinée à l’alimentation de la centrale hydroélectrique de Cusset. La plus puissante au monde lors de sa construction.

Face aux protestations locales de l’époque, la Société des forces motrices du Rhône met en place un siphon sous le canal afin de permettre la continuité de l’écoulement de la Rize. Le ruisseau ressortira par une fente : le fameux trou de la Rize.

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