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Que dit vraiment l’audit financier de la Métropole de Lyon ?

Le 22 juin dernier, Véronique Sarselli (LR), présidente de la Métropole de Lyon, présentait les conclusions d’un audit sur la gestion financière de la collectivité par les Écologistes de 2020 à 2026. Selon elle, celui-ci révèle une « dégradation progressive » des finances de la collectivité. Rue89Lyon s’est procuré ce rapport. Que montre-t-il vraiment ?

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Le conseil de la Métropole
A la suite de son élection, Véronique Sarselli a commandé un audit à un cabinet de conseil pour évaluer la santé financière de la collectivité. ©PL/Rue89Lyon

Lundi 14 septembre, les élus écologistes et de gauche de la Métropole de Lyon se sont conjointement félicités sur leurs réseaux sociaux de ce qu’ils voient comme une petite victoire. Après avoir saisi la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), la Métropole leur a adressé un rapport commandé par Véronique Sarselli (LR) dès le début du mandat.

Celui-ci porte sur la gestion financière de la collectivité de 2020 à 2026, alors qu’elle était dirigée par les Écologistes et leurs alliés de gauche. « Il n’y a ni caisse vide, ni Métropole laissée au bord de la faillite », écrit Fanny Dubot, élue métropolitaine et maire écologiste du 7ᵉ arrondissement de Lyon. Elle fustige un audit réalisé par un cabinet de conseil privé alors que les « données étaient principalement publiques ».

Quelques mois plus tôt, à l’occasion du conseil métropolitain du 22 juin, Véronique Sarselli s’appuyait pourtant sur ce rapport pour montrer la « dégradation » de la situation financière de la collectivité. « Les dépenses de fonctionnement ont fortement augmenté au cours du précédent mandat, tandis que l’épargne brute s’est dégradée », écrivait la collectivité dans un communiqué.

Rue89Lyon s’est procuré ce rapport et en a consulté ses 90 pages. Il révèle une situation moins alarmiste que celle présentée par la majorité de droite, avec une amélioration en fin de mandat après une forte crise en 2023. Surtout, ces chiffres soulèvent des questions plus politiques que budgétaires.

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