Un règlement à la lyonnaise ? Après un été de tensions, de rumeurs et de recours, Jean-Michel Aulas a été réintégré dans ses fonctions de vice-président de la Métropole, comme Laure Cédat et Emmanuel Imberton, écartés en juin après la révélation de l’affaire Abreu.
Cet ancien directeur de campagne de Cœur lyonnais, visé par une plainte pour viol par soumission chimique, n’a jamais été écarté de la campagne de JMA, malgré une alerte de la victime dès le mois de février.
Dans un communiqué laconique livré à la presse jeudi dans la soirée, la présidente de la Métropole Véronique Sarselli (LR) a annoncé agir « pour l’institution et le territoire, pas pour les personnes ». Le communiqué s’accompagne d’un mot de Jean-Michel Aulas, qui reconnaît, sans pour autant s’excuser, que « le recul (lui) permet aujourd’hui de reconnaître que (s)on appréciation initiale de la situation n’a pas été pleinement adaptée ».
À aucun moment l’affaire Abreu n’a été évoquée, à aucun moment un mot pour la victime n’a été formulé. Aucun élément ne permet d’ailleurs d’affirmer que Jean-Michel Aulas fait amende honorable sur sa gestion de l’affaire. Ses attaques personnelles contre Véronique Sarselli, courant juillet, et son recours en justice contre sa mise en retrait semblent être l’objet de sa reculade.

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