« Bienvenue sous terre ! » Il y a des formules de politesse que l’on entend qu’une fois dans sa vie. Celle-ci en fait peut-être partie. À quelques mètres sous une rue de la Croix-Rousse, elle marque le départ de notre visite des Arêtes de poisson.
Frontale sur la tête, lampe d’une bonne puissance, habits salissants… Deux cataphiles nous guident à travers ce réseau souterrain alimentant les fantasmes d’un grand nombre de Lyonnais.
Ce jour-là, nous sommes leurs « ristous » (« touristes » en langage cataphile), des sortes de « moldus » (en langage Harry Potter), des « gens de la surface» venus découvrir le monde qui vit sous leurs pieds. « On n’est pas dans un réseau de galeries, mais un réseau de puits », présente Muffin (pseudo), un de nos guides de la nuit.
Profonds de 36 mètres, larges de deux mètres sur deux mètres, 16 puits composent cet ensemble hors norme. Sur plan, leur connexion via de grandes artères centrales et une trentaine de galeries latérales de 30 mètres chacune donne corps à ce qui ressemble à des « arêtes de poisson ». Des arêtes plutôt hautes et larges, faisant l’originalité de cet ensemble par rapport aux catacombes parisiennes.
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