Les bonnes nouvelles sont rares dans un milieu de la culture moribond. Alors quand le théâtre de l’Élysée annonce pouvoir racheter ses murs, c’est un petit évènement. Au cœur du quartier de la Guillotière (Lyon 7ᵉ), vous avez peut-être déjà croisé son impressionnante devanture rouge et bleu au style vintage, vestige de son passé de cinéma du XXᵉ siècle.
Lorsque l’on pousse la lourde porte en bois, il faut un peu chercher avant de trouver l’entrée au fond d’une cour. Là se cachent un bar, des bureaux et une petite salle de théâtre d’une cinquantaine de places. Depuis plus de 30 ans, se produisent ici des artistes émergent·es, qui jouent leurs premières pièces et espèrent être repéré·es puis programmé·es dans d’autres lieux.
Le lieu ouvre, cette année 2026, une nouvelle page de son histoire. Avec près de 50 000 euros récoltés auprès de ses soutiens, complétés par un prêt et des aides de collectivité, l’Élysée va pouvoir devenir propriétaire de sa salle et des locaux qui l’entourent. « C’était notre premier crowdfunding, on ne s’attendait pas à recevoir autant », retrace Nicolas Ligeon, co-directeur, qui gravite autour du théâtre depuis 2007.
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