C’est une chose classique chez nombre de militants investis. Quand on le rencontre ce mercredi d’août à Villeurbanne, Maxime Ourly s’excuserait presque d’être là. « Je ne sais pas trop ce que tu vas pouvoir écrire », nous souffle-t-il. Dix ans après avoir commencé à militer entre Vaulx-en-Velin et Villeurbanne, le jeune homme a toujours une forme de « syndrome de l’imposteur ».
Pourtant, le pedigree militant de ce quasi-quadra parle pour lui. Syndiqué CGT Éducation nationale, membre du collectif « On Vaulx mieux », membre actif de la coordination des parents d’élèves de Villeurbanne, du collectif Jamais sans toit… Maxime est de tous les combats locaux. Avec un engagement qui commence à remonter.
« Le premier déclencheur, ça a été la lecture de Meurtres pour mémoire, de Didier Daeninckx », retrace-t-il. Publié au début des années 80, ce roman revient sur le massacre des Algériens, le 17 octobre 1961, commandité par le préfet Papon. Celui-ci a suscité une « colère » chez-lui qui n’a pas faibli. « We cannot unsee » [on ne peut plus ne plus voir], glisse le prof d’anglais, qui n’a cessé d’en voir depuis, de toutes les couleurs.
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