1er mois à 1€

Actualités, enquêtes à Lyon et dans la région

Canicule et faune sauvage : « Il pleut des martinets » à Lyon

[En photo] À Lyon, les fortes chaleurs font des ravages parmi la faune sauvage, particulièrement chez les martinets (une espèce d’oiseau qui ressemble à des hirondelles). Les centres de soin sont débordés, ce qui pousse certains habitants à prendre les animaux en charge eux-mêmes malgré l’interdiction légale.

,
Photos
Édition abonnés
Deux bébés martinets sauvés par Carole et Elie, habitants du 1er arrondissement de Lyon.
Deux bébés martinets sauvés par Carole et Elie, habitants du 1er arrondissement de Lyon.

Jeudi 25 juin, le mercure affiche plus de 38°C à Villeurbanne. Alors que le fils de Gersande, doctorante dans un laboratoire à Lyon 2, promène le chien de la famille, il tombe sur un petit oiseau au sol. « Il me l’a ramené et j’ai tout de suite reconnu un martinet, raconte Gersande. Je n’avais aucune idée de ce qu’il fallait faire. » Elle fait des recherches en ligne, met l’oiseau dans un carton avec des trous et l’emmène chez le vétérinaire. Mais celui-ci lui indique ne pas être agréé pour s’en occuper.

Lorsqu’on trouve un animal sauvage blessé ou mal en point, la loi interdit de le garder. Il faut le confier à un centre de soin dédié, comme L’Hirondelle. Cette association locale prend en charge la faune sauvage du Rhône et de la Drôme grâce à ses deux sites, dont le plus grand est à Saint-Forgeux à l’ouest de Lyon, et un point-relais à Dardilly. C’est à ce dernier que le 26 juin, lendemain du sauvetage, Gersande amène donc son petit protégé — qu’elle a baptisé Gédéon.

En arrivant, elle réalise qu’elle n’est pas la seule à avoir fait une telle trouvaille. « C’était effarant, se souvient-elle. Durant les vingt minutes qu’on a passées au centre, il y a eu sept dépôts de martinets ! » Elle décide de créer un groupe Whatsapp avec les personnes présentes pour mieux coordonner les sauvetages à Lyon et Villeurbanne.

À Lyon, la canicule tue les martinets

« Le 23 juin, c’était le pic de la crise, explique Anne Fourier, chargée de développement à L’Hirondelle. Sur une même journée, on a eu 3 444 appels sur notre standard. On était à 1 000 arrivées en cinq jours ! » Au jeudi 9 juillet, l’association prenait encore en charge 512 martinets noirs et 81 martinets alpins.

Abonnez-vous

Cet article fait partie de l’édition abonnés. Pour lire la suite, profitez d’une offre découverte à 1€. Contribuez à consolider un média indépendant à Lyon, en capacité d’enquêter sur les enjeux locaux.

  • Paiement sécurisé
  • Sans engagement
Abonnez-vous maintenant pour suivre l’actualité locale.

Déjà abonné⋅e ?

Connectez-vous

#Animaux

Activez les notifications pour être alerté des nouveaux articles publiés en lien avec ce sujet.

Voir tous les articles
Partager
Plus d'options