Des murs en béton, une promenade en goudron, d’épaisses grilles aux fenêtres et pas un brin de verdure à l’horizon. À la maison d’arrêt de Lyon-Corbas, canicule rime avec surchauffe. « La température est tellement montée qu’une de mes tablettes de chocolat a fondu », résume Mathieu (prénom modifié), détenu à Lyon-Corbas depuis près de deux ans. Il s’estime pourtant un peu mieux loti que d’autres.
« Dans notre cellule, le soleil ne tape qu’à partir de la fin d’après-midi, explique-t-il. Mais dans celles exposées sud ou à l’est, les températures sont invivables. » Du côté du quartier des femmes, la situation n’est pas meilleure. « On a un caillebotis (épaisse grille en fer, ndlr) devant notre fenêtre, donc l’air ne rentre pas. Dans la cellule, c’est irrespirable », témoigne Lola (prénom modifié), qui vit ses premières canicules en prison.
À la prison de Lyon-Corbas, pas de plan canicule
Pas d’air dans la cellule, et pas beaucoup plus à l’extérieur. Lola raconte avoir vu une détenue s’évanouir à cause de la chaleur lors de la promenade. « Chez les hommes, on a le droit à une sortie par jour, le matin ou en début d’après-midi, dans une cour en goudron et sans ombre », explique Mathieu.
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