Quelques minutes après le début de son intervention liminaire au conseil municipal, Grégory Doucet (les Écologistes) a mis les pieds dans le plat. « Ces derniers jours, une affaire d’une extrême gravité a été révélée à Lyon », s’est fendu le maire de Lyon ce jeudi 25 juin. Sans faire plus de suspens, il a évoqué la plainte pour viol sous soumission chimique déposée contre l’ex-conseiller de Jean-Michel Aulas, Roman Abreu.
L’édile y a consacré une grande part de son intervention. Après avoir rappelé la présomption d’innocence dont bénéficie Roman Abreu, et avoir adressé ses pensées à la victime, l’édile s’est fait plus politique, invoquant une « responsabilité morale et politique » sur les violences sexistes et sexuelles. « Ce qui est aujourd’hui rapporté interroge gravement, tonne-t-il. Qui savait ? Qui a considéré que ce n’était pas à dire ? Qui a laissé à la victime le poids d’une décision impossible ? »
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