« On aura pas de place pour s’exprimer. » Le ton avait été donné avant même le début du conseil. Une heure avant le conseil métropolitain, lundi 22 juin, la socialiste Sandrine Runel faisait part de ses doléances. Devant la presse, elle a fustigé une récente décision de l’exécutif concernant l’expression de l’opposition. « La démocratie est maltraitée », renchérissait lors du conseil la communiste Aline Guitard.
Motif de ce courroux ? La mise en place d’un nouveau règlement intérieur pour régir les débats au sein du conseil métropolitain. Celui-ci supprime notamment les interventions liminaires, précédant le début du conseil, et instaure la distribution d’un temps de parole « proportionnel » au nombre d’élus par groupe. Ce qui limite, de fait, les interventions des groupes d’opposition moins fournis que les groupes majoritaires.
Cette décision a fait sauter au plafond écologistes, socialistes, communistes, mais également le groupe Rhône et Saône (allié « exigeant » de l’exécutif en place, composé de Modem et centristes) ou le Rassemblement national.
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