« Ça paraissait un peu démesuré. » Thomas Bourgenot n’a pas caché son soulagement au moment de commenter la relaxe de quatre militants antipub par le tribunal judiciaire de Lyon, ce lundi 15 juin. Ce chargé de plaidoyer de l’association Résistance à l’agression publicitaire (Rap) s’est en effet offusqué de la débauche de moyens dépensés contre une action « gentillette et sans dégradation ».
Celle-ci avait eu lieu le samedi 27 septembre. Ce jour-là, les quatre militants sont repérés affairés autour d’un panneau publicitaire par un équipage de la police municipale, avenue Berthelot (Lyon 7e).
Alors que doit se tenir le lendemain une marche pour la justice sociale et climatique, place Jean-Macé, les activistes veulent « préparer le terrain ». Clé Allen en main, ils vont remplacer des affiches publicitaires par des visuels anticoloniaux, écologistes et pro-palestiniens.

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