Pourquoi Roman Abreu est-il resté à la tête de la campagne de Jean-Michel Aulas ? Après la plainte pour viol par soumission chimique déposée par une élue Cœur lyonnais contre l’ancien spin-doctor de « JMA », sur laquelle Rue89Lyon enquête depuis plusieurs semaines, la question demeure. Car plusieurs figures de l’union de la droite et du centre étaient au courant de l’affaire.
La plainte a été déposée mi-mai, pour des faits survenus début janvier après un dîner en tête-à-tête sollicité par M. Abreu « avec insistance », selon une source proche du dossier, contactée par Rue89Lyon. La plaignante accuse le conseiller de l’avoir droguée, puis amenée en taxi à son hôtel, où les faits se seraient déroulés.
Contactés par Rue89Lyon, la jeune femme et son entourage n’ont pas souhaité s’exprimer davantage sur l’affaire. Son avocat est en revanche revenu vers nous, une fois l’accord de la victime obtenu. « Les faits sont d’une extrême gravité et nous avons toute confiance en la justice et dans le travail des enquêteurs », a précisé Me Jean-François Barre, qui n’a pas commenté plus en détail la procédure en cours.
Contacté à quatre reprises, le parquet de Lyon n’a jamais répondu à nos sollicitations. Le Monde confirme ce jeudi qu’une enquête a été ouverte pour viol aggravé.
Avant la plainte pour viol, comment l’info est remontée à Aulas et Cédat
Près de six mois après les faits, le maintien de Roman Abreu auprès du candidat interroge. D’une part en raison de la gravité des faits dénoncés, et d’autre part au vu du rapport de domination exercé par la position hiérarchique du conseiller, de 20 ans l’aîné de la plaignante, novice en politique.

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