Le 29 janvier dernier, 192 habitant·es de la vallée de la chimie, au sud de Lyon, ont assigné en justice Arkema et Daikin Chemicals. Les deux industriels sont suspectés d’être à l’origine d’une des zones de pollution aux PFAS les plus massives en France. « Ces entreprises se sont permis de polluer sans prendre en considération les habitants aux alentours », lâche Clémentine Colle. Cette infirmière de 29 ans, qui a vécu 17 ans à Oullins-Pierre-Bénite, fait partie des plaignant·es.
Elle est une des victimes du scandale des « Pfas », aussi appelés les « polluants éternels ». Des éléments particulièrement résistants qui persistent dans l’environnement, mais aussi dans nos organismes.
Or, une exposition prolongée à certains Pfas peut avoir des conséquences néfastes sur les systèmes immunitaire, digestif, endocrinien ou reproducteur. Certaines substances sont aussi considérées comme cancérogènes.
Clémentine Colle a été touchée par un cancer de la hanche en 2023. S’il reste difficile d’établir un lien direct de cause à effet, elle s’interroge sur les impacts de son exposition aux PFAS sur sa santé. « Avec ce recours, on espère obtenir réparation du mal qui nous a été fait », exprime-t-elle.
Dans des lettres datées de mars 2026, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a interpellé l’État ainsi qu’Arkema et Daikin pour des violations des droits humains dans la vallée de la chimie.
« Il est particulièrement préoccupant que les concentrations élevées de Pfas détectées à proximité des sites industriels de ces entreprises exposent les habitants et les travailleurs à des risques accrus de développer certaines maladies graves », peut-on y lire.
Lisez la suite pour 1€
En profitant de notre offre d’essai, résiliable en ligne à tout moment.
Pour accéder à cet article, il faut être abonné. Pourquoi ?
Les informations exclusives, les enquêtes et certains reportages constituent l’édition abonnés de Rue89Lyon. En tant que média indépendant, nos ressources proviennent de nos lectrices et lecteurs abonnés, aucun milliardaire ni groupe bancaire ne nous finance.
Nous demandons à nos lecteurs une faible contribution pour disposer à Lyon d’un média vigie des pouvoirs locaux, capable d’enquêter et de traiter les enjeux locaux en profondeur et dans la durée.
Chaque abonnement compte. Toutes nos recettes sont investies dans un journalisme local indépendant, dont la force et la réactivité dépend directement du nombre d’abonnés actifs.
Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous


Chargement des commentaires…