Trente-deux élèves par classe de seconde. C’est la revendication minimale et immédiate des professeurs du lycée Pierre-Brossolette, à Villeurbanne. En grève, ils se sont réunis devant leur établissement, jeudi 21 mai au matin. Actuellement, leurs classes accueillent 35 élèves. « Passer à 32, ce serait déjà un début d’allègement », explique Hugo Dorgere, professeur d’anglais et membre du syndicat Sud Éducation 69.
« Il n’y a même pas assez de chaises quand un AESH (accompagnant d’élève en situation de handicap, ndlr) vient dans la classe », témoigne Hugo Broyer, professeur de français. Quand les salles débordent, c’est tout le lycée qui entre en tension, plaident les professeurs.
À Brossolette, en tout, 1250 élèves déambulent dans les couloirs de l’établissement chaque jour, au-dessus de la capacité d’accueil initiale. Le nombre d’élèves augmente un peu plus chaque année — le lycée compte douze classes de seconde en 2026, contre dix il y a deux ans — mais les moyens financiers et humains stagnent.
« Idéalement, il faudrait des classes de 20 élèves en seconde et 24 en première et terminale », explique le professeur. Avant de souffler : « Mais l’Éducation nationale ne donne que des miettes, on le sait ».
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