À la suite d’un rapport « très critique et alarmant sur le centre de rétention administrative (Cra) nᵒ 2 de Lyon », réalisé par la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, l’Observatoire lyonnais de l’enfermement des étrangers (OEE) a décidé de réagir. Pendant huit mois, le collectif a investi les salles d’audience où sont jugés les étrangers placés en centre de rétention administrative. Il en tire un long rapport que Rue89Lyon a pu étudier, ce mois de mai.
« Ce qui nous sidère, c’est la persistance avec laquelle sont prononcées les prolongations de rétention en Cra, alors que ce placement doit accompagner la reconduite à la frontière des ressortissants étrangers », lâche François-Régis Lacroix.
Membre du Syndicat de la magistrature et de la Ligue des droits de l’homme (LDH), il a participé à la rédaction du rapport de l’OEE. Pour lui, ces décisions de justice, prises par le juge des libertés et de la détention (JLD), ne permettent plus de reconduction à la frontière.
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