« Quand on demande des postes supplémentaires, ça ne prend pas une telle ampleur… » Joint par téléphone ce jeudi 30 avril, Ludovic (prénom modifié) ne cache pas son amertume. Ce professeur du lycée Colonel-Arnaud-Beltrame de Meyzieu a suivi avec étonnement la violente polémique qui vise son établissement depuis plusieurs jours.
En cause, l’inauguration programmée, le 7 mai prochain, d’une salle polyvalente au nom d’Imane Khelif, une boxeuse algérienne vainqueure des Jeux olympiques de Paris 2024. Après sa médaille d’or, elle avait été ciblée par une campagne de harcèlement transphobe. La polémique avait pris de l’ampleur, plusieurs suiveurs accusant la sportive de ne pas être une femme.
Il n’en fallait pas plus pour que l’extrême droite locale s’empare du sujet. La députée (RN) de la circonscription, Tiffany Joncour, a dénoncé sur X une « dérive wokiste », quand son assistant parlementaire Tim Bouzon, candidat perdant aux municipales dans la ville voisine de Décines, alertait dans un communiqué du RN sur une « dérive idéologique inacceptable » et invitait l’exécutif régional « à intervenir sans délai pour exiger le retrait de cette dénomination ».
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