Les tensions de la « cohabitation » se font déjà sentir. Tant à la Ville de Lyon, restée à gauche, qu’à la Métropole qui a basculé à droite, les élu·es ont choisi le terrain des chiffres pour entamer leurs joutes. Sur plusieurs sujets, le conseil municipal de Lyon de ce jeudi 23 avril ressemblait trait pour trait à celui de la Métropole, la veille. Avec deux majorités et deux oppositions différentes.
Jeudi, la polémique du jour concernait les « frais de représentation » de Grégory Doucet. Dans un communiqué à la tonalité très politique adressé à la presse dès mercredi soir, la Métropole de Lyon a directement visé le maire de Lyon et son exécutif en l’accusant d’augmenter « de 500% » ces frais par rapport à l’ancien mandat.
Le conseil municipal a bien voté une délibération portant le montant annuel de l’indemnité octroyée à Grégory Doucet pour frais de représentation à 15 000 euros. Un montant qui s’élevait à 3 000 euros lors du mandat précédent. La majorité assure que cette délibération vient « simplifier » et « clarifier » les choses en regroupant les dépenses réalisées par le maire par an, s’élevant peu ou prou à 15 000 euros.
« Ces dépenses ne représentent ni un confort, ni un privilège, mais l’exercice propre aux responsabilités confiées par les citoyennes et les citoyens », se défend dans un communiqué la Ville de Lyon, attaquée, notamment, par Jean-Michel Aulas.
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