19 mars 2026 : jour de tractage pour Grégory Doucet et ses équipes dans le 3ᵉ arrondissement de Lyon. Lors des derniers jours de campagne électorale, le maire sortant enchaîne les déambulations sur les marchés et les sorties d’écoles pour « aller à la rencontre des gens et convaincre », appuie-t-il alors. Sourires, embrassades, serrages de mains : l’écologiste occupe le terrain.
Surtout, on le reconnait au milieu de la foule de journalistes. « Ah c’est le maire ! », lâche une passante. Quelques jours plus tard, avec une participation record, l’écologiste est réélu d’une courte tête devant Jean-Michel Aulas et retrouve son fauteuil, avec une nouvelle légitimité.
« Grégory Doucet est enfin entré dans le costume de maire. » Et c’est l’un de ses anciens opposants qui le dit. Le centriste, ancien président de la Métropole de Lyon et ex-conseiller municipal David Kimelfeld, a pu observer de près l’évolution de l’édile.
Depuis les bancs de l’opposition, il a assisté à la prise de pouvoir de l’écologiste, ce novice en politique qui a réussi à détrôner Gérard Collomb, maire de Lyon pendant près de 18 ans. Difficile de prendre la place et donc le costume d’un tel ponte de la politique lyonnaise.
En 2020, les Verts, portés par les marches pour le climat, remportent la mairie de Lyon et la Métropole dans la lignée des « vagues vertes » un peu partout en France. La crise sanitaire de 2020 chamboule les élections, les manières de faire campagne, mais aussi les débuts de mandat. Forcément, les premières semaines de maire de Grégory Doucet ont été, de ce fait, affectées.
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