Elles ne sont pas très nombreuses ce jeudi matin d’avril. Dans la rue Jean-Bouin, et autour du parc de la plaine des jeux (Lyon 7ᵉ), une vingtaine de femmes attendent dans leurs camionnettes la venue de potentiels clients. « C’est très difficile de travailler », commente Marie (prénom modifié), qui vient de se garer, en regardant les véhicules de ses consœurs.
Brésilienne d’origine, elle travaille depuis 12 ans dans le secteur. Elle a connu les différents mouvements de la prostitution à Lyon, se déplaçant au gré de la mise en place d’arrêtés municipaux anticamionnettes sous Gérard Collomb, repris par la préfecture du Rhône à partir de 2022.
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