On savait que les résultats seraient serrés. Sans surprise, ils le sont. À Vénissieux, la communiste Michèle Picard conserve le leadership, à gauche, avec 28,3 % des suffrages. Mais elle est suivie (à moins de 300 voix) par son ancien adjoint, l’insoumis Idir Boumertit.
Les deux candidats forts à gauche sont suivis par le candidat Grand cœur lyonnais, Pascal Dureau (20 %) et Quentin Taieb (17,3%), candidat de l’union de la droite et de l’extrême droite.
Lors de nos entretiens avec les différents candidats de gauche, personne n’avait voulu se prononcer sur son comportement, au soir du second tour. Chacun avait laissé entendre que les seconds se rallieraient derrière les premiers arrivés. Mais, en l’état, des candidats se retireront-ils de l’élection ?
A priori, non. Les voix de Mokrane Kessi, candidat divers-gauche (6%), devraient se retourner vers Michèle Picard ou Idir Boumertit, comme, potentiellement, celles la liste ouvrière de Barbara Petit (2,4%).
Municipales à Vénissieux : des désistements peu probables
En soi, une droite unie de l’extrême droite à Pascal Dureau pourrait remporter la ville. Mais cette alliance paraît fortement improbable. D’une part, du fait de l’opposition de Jean-Michel Aulas à une alliance avec l’extrême droite. D’autre part, du fait de l’animosité pouvant exister entre les deux camps.
Conclusion ? Il ne devrait pas y avoir d’alliance à gauche, ni à droite, avant le deuxième tour. Ce qui risque d’avoir des conséquences plus préjudiciables au niveau métropolitain pour la gauche. Car, à cette échelle, Idir Boumertit (23,5%) et Michèle Picard (21,9%) sont aussi au coude à coude dans la circonscription Portes du Sud. À une différence notable cependant : la candidate Grand cœur lyonnais, Nathalie Fier, est cette fois-ci en tête avec 24,46 % des voix.


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