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Revivez le premier tour des élections municipales à Lyon et dans le Rhône

Dimanche 15 mars se déroule le 1ᵉʳ tour des élections municipales et métropolitaines 2026 à Lyon et dans la métropole. Tout au long de la journée et jusque dans la nuit, Rue89Lyon va suivre pour vous la participation, les résultats, les réactions des candidats et l’ambiance de cette soirée électorale. Retrouvez tout ce qu’il y a à savoir dans ce direct.

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Revivez le premier tour des élections municipales à Lyon et dans le Rhône
Dans un bureau de vote du 4e arrondissement de Lyon, mardi 15 mars.

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Flou total à Saint-Fons

Selon Le Progrès, le maire sortant candidat à sa réélection Christian Duchêne a vu ses voix invalidées. Une colistière figurant sur sa liste était identifiée comme franco-portugaise, alors qu’elle n’est que portugaise. Son adjoint LFI arrive en tête.

La préfecture du Rhône considèrerait donc tous les bulletins déposés dans l’urne pour Christian Duchêne comme nuls. Ce qui entraînerait une défaite totale du maire sortant de Saint-Fons. Ce dimanche soir, le maire a d’ores et déjà annoncé déposer un recours en justice pour contester cette potentielle décision préfectorale. Interrogée par Rue89Lyon, la préfecture du Rhône n’a pas encore officialisé sa décision « en attente des PV ».

« Jean-Michel Aulas paie ses erreurs commises les unes après les autres. » Alexandre Dupalais, candidat UDR-RN à Lyon, n’est pas tendre avec son adversaire. Il lui reproche notamment son absence à de nombreux débats et de ne pas avoir fait plus campagne sur la sécurité. Il se satisfait en revanche d’un score de +50% par rapport à celui de 2020 pour le Rassemblement national, et d’être en capacité de se maintenir au second tour dans certains arrondissements.

Quant au second tour ? Le candidat n’appelle « à rien ». « Jean-Michel Aulas a renvoyé dos-à-dos nos électeurs patriotes avec La France insoumise », a-t-il fustigé, reprochant à JMA d’être un candidat de la « macronie »

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Visite express de Jean-Michel Aulas à la préfecture. Le candidat Cœur lyonnais ne s’est pas attardé et a quitté les lieux par une porte dérobée. Il a fustigé son adversaire et l’alliance avec LFI et l’extrême gauche. Devant les caméras, il s’est entretenu avec Yves Duigou, le candidat d’extrême droite de la liste Spartacus.

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« On est très inquiet pour la Métropole. » Un élu lyonnais écologiste dit sa crainte après les premiers résultats partiels. La circonscription du Val-de-Saône devrait revenir au candidat LR Sébastien Michel, dès le premier tour. Les listes Grand cœur lyonnais sont également bien parties sur les circonscriptions du Plateau Nord/Caluire et Porte des Alpes, où le Rassemblement national de Tiffany Joncour avoisine les 25%, sur 40% des bulletins dépouillés.

« J’en appelle à tous ceux qui ne veulent pas que Lyon soit gouvernée par la droite de Wauquiez. » L’appel de Grégory Doucet est clair : au second tour, il veut un barrage de la gauche réunie contre Jean-Michel Aulas.

“Il est vrai que les sondages donnaient des hypothèses différentes…” Jean-Michel Aulas s’est présenté à la presse dans son QG de campagne à 22h20. Lors d’un passage éclair, il a d’ores et déjà donné le ton du deuxième tour en dénonçant “l’accord de la honte” qui serait en train de se profiler entre LFI et les écologistes. “Je ne vois pas Lyon passer à l’extrême gauche”, a lancé le chef d’entreprise.

Dans un discours se voulant combatif, JMA a dit “aimer les matchs retours” et tenter de retourner les mauvais résultats du soir. Il a également dénoncé les “fake news” en provenance de son opposition qui auraient terni sa campagne. Il n’a pas évoqué de discussions ou rapprochements avec d’autres listes pour l’heure, notamment avec Georges Képénékian.

À Villeurbanne, Cédric Van Styvendael (PS/union de la gauche) est en tête, avec 39-40% des voix. Il est apparu visiblement soulagé par ce score qui « récompense l’union ». Si les chiffres sont stabilisés, il s’agirait d’un second tour à cinq candidats avec Mathieu Garabédian (LFI), Jean-Paul Bret (PS dissident), tous deux autour de 17%, Sophie Cruz pour Cœur Villeurbanne/LR à environ 13% et Gérald Canon pour le Rassemblement national, autour de 12%.

Selon les dernières estimations d’Ipsos, Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet sont au coude à coude, autour de 36,8%.

« C’est beaucoup plus serré que prévu », se félicite le président de la Métropole de Lyon et candidat, Bruno Bernard (Les Ecologistes/gauche unie), à peine arrivé en préfecture. Questionné sur la possibilité d’une fusion avec La France insoumise au second tour, il appelle chacun « à prendre ses responsabilités » et à faire « un choix clair, dès ce soir », employant les mêmes termes que la candidate insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi.

« Dans chaque commune, il faudra que chaque liste de gauche se positionne, en fonction de qui est arrivé en tête, pour faire gagner la gauche face aux listes de droite », a-t-il appelé de ses voeux, tout en gardant la même ligne que Grégory Doucet : pas de changement de programme entre le premier et second tour.

« On n’aura pas bien le choix ». Un élu de la majorité écologiste nous parle de la fusion technique envisagée avec LFI. Si aucun deal n’a encore été ficelé, le scénario du second tour semble se dessiner à Lyon à gauche. « Rien n’est joué » prévient-il.

« Nous prenons nos responsabilités et j’appelle Grégory Doucet à faire de même. Nous proposons une fusion technique pour éviter qu’Aulas ne devienne le maire de Lyon », a déclaré Anaïs Belouassa-Cherifi.

Cette proposition de « fusion technique » a été proposée plus tôt dans la semaine par les dirigeants de La France insoumise à leurs partenaires du Nouveau Front populaire. Elle consisterait en un accord de places et non un accord programmatique afin de remporter la ville face à Jean-Michel Aulas. Les deux listes constitueraient alors deux groupes distincts au conseil municipal, et La France insoumise siègerait dans l’opposition.

Un sondage Ipsos en sortie des urnes donne de premières estimations à Lyon. Contre tous les sondages des derniers mois, Grégory Doucet (Les Ecologistes/gauche unie) serait en tête autour de 37,3%, devant Jean-Michel Aulas (35,4%).

Tout le QG des Écologistes est en joie à l’annonce de ces estimations. « Grégory, Grégory », hurlent les militants. Même scène du côté de LFI. « Anaïs, Anaïs, Anaïs », crient les insoumis suite à l’annonce du score estimé à 10,9% pour Anaïs Belouassa-Cherifi, qui serait donc en position de se maintenir.

À l’inverse, du côté de Cœur Lyonnais, les visages sont fermés dans le bocal, où se sont enfermés les militants et candidats. Emmanuel Hamelin (Horizons), 13ᵉ sur la liste de Jean-Michel Aulas à la mairie de Lyon, a les mâchoires serrées. Pas un bruit ne transparaît de la salle, alors qu’une quinzaine de journalistes sont agglutinés devant la fenêtre de la salle pour guetter des réactions.

Un peu de stress chez les élus écologistes, réunis au In-Sted de la Part-Dieu pour leur soirée électorale. Ces derniers étaient pourtant remotivés par la « remontada » des derniers sondages : Grégory Doucet (Écologistes/union de la gauche) était donné à 36%, quatre points derrière Jean-Michel Aulas (Cœur Lyonnais, union du centre et de la droite), selon un dernier sondage paru vendredi 13 mars.

« On a fait une belle campagne, je ne sais pas ce qu’on aurait pu faire de mieux », nous glisse Boris Tavernier, député (apparenté écologiste) de la 2ᵉ circonscription du Rhône. En attendant les premiers résultats, les yeux sont rivés sur l’écran qui diffuse le débat sur France3, tandis que les militants sirotent des verres de cola. « Bio et local », tient à préciser Marie-Charlotte Garin, autre députée écologiste de Lyon.

À Villeurbanne, le clan de Jean-Paul Bret espère « entre 12 et 15 % ».

« On a eu des bons retours sur le terrain, je pense que faire 12 à 15% est réaliste » nous confie Jean-Claude, colistier à la 45e place.

In extremis

Au gymnase Dargent (Lyon 3e), le bureau de vote vient de fermer. Des votants de dernière minute ont réussi à glisser un bulletin dans l’urne in extremis. À l’image de Marie-Laure, qui était à la montagne ce week-end et qui voulait arriver avant la fermeture du vote. « C’était chaud », reconnaît-t-elle.

Les tous derniers votants au gymnase Dargent.Photo : AG/Rue89Lyon

Face à face à Villeurbanne

À Villeurbanne, ironie du sort, les QG de Cédric Van Styvendael (PS/union de la gauche) et de Jean-Paul Bret (PS dissident) sont à quelques mètres l’un de l’autre, situés au 41 et 47 de la rue Verlaine. Pour l’instant vide, ils s’apprêtent à accueillir les premiers militants.

Les journalistes patientent au QG de Jean-Michel Aulas

Vers les 70% de participation à Lyon ?

À 19h, plus de 65% des inscrits s’étaient déplacés aux urnes à Lyon pour le scrutin municipal. Les élections métropolitaines ont moins rassemblé : 62,41% à 19h.

Les dés sont jetés dans la plupart des communes du Rhône

Depuis 18h, il n’est plus possible de voter dans la majorité des communes du Rhône. Dans plusieurs villes de la métropole de Lyon, on joue les prolongations jusqu’à 19h. À Lyon et Villeurbanne, vous avez jusqu’à 20h.

Qui peut se qualifier pour le second tour ?

10% des suffrages exprimés. C’est la barre que doivent passer les candidats s’ils souhaitent se qualifier au second tour. À partir de là, des alliances sont possibles – à gauche, comme à droite. Pour rappel : les listes peuvent être modifiées dans leur composition pour inclure des candidats ayant figuré au premier tour sur d’autres listes, à condition que la liste de ces candidats ait obtenu, au premier tour, au moins 5% des suffrages exprimés. Des chiffres à avoir en tête au moment où tomberont les premiers résultats. 

Les enjeux du scrutin à Lyon

Annoncé vainqueur par tous les sondages (et par lui-même) depuis plusieurs mois, Jean-Michel Aulas sent le souffle de Grégory Doucet se rapprocher de plus en plus. Les derniers sondages publiés annoncent un duel beaucoup plus serré que prévu. Les scores d’Anaïs Belouassa-Cherifi (LFI) et Alexandre Dupalais (UDR-RN) seront déterminants, surtout s’ils passent la barre des 10%, nécessaire pour se qualifier au second tour.

Participation en nette hausse dans le Rhône et à Lyon

Le taux de participation à 17h confirme la tendance : on vote nettement plus en 2026 qu’en 2020 dans le Rhône : 48,27% contre 35,37%. Il y a six ans, le scrutin s’était néanmoins déroulé dans un contexte de pré-confinement anxiogène.

Le taux de participation global reste dans la moyenne basse des dernières municipales : à la même heure, on avait plus voté en 2001, 2008 et 2014.

À Lyon, le taux de participation atteignait 47,37% à 16 heures, en hausse de 16 points par rapport à 2020.

Suivez le guide

Au bureau 415 de l’école Eugène-Ponce (Lyon 4ᵉ), tout était bien indiqué pour ne pas se planter. Mais dans certains bureaux, comme à Oullins, les parcours de vote étaient éloignés et certains se sont perdus. « Ce matin il y avait 10 personnes de moins pour les métropolitaines que pour les municipales et cet après-midi il y en a 20 de plus. Il n’y a aucune indication qui incite les gens à se rendre dans l’autre salle », nous indique notre correspondante sur place.

Quelles communes peuvent basculer ?

Certaines communes de la Métropole de Lyon pourraient également connaître dès ce soir le nom de leur maire. Comme à Oullins-Pierre-Bénite, où un duel s’annonce entre le sortant Jérôme Moroge (LR) et le vice-président écologiste de la Métropole, Jean-Charles Kohlhaas.

La plupart des maires du Rhône seront connus dès ce soir

C’est assez contre-intuitif, mais la plupart des maires du Rhône seront en réalité connus dès ce soir. En effet, de nombreuses communes rurales (mais pas que) ne voient se présenter qu’une seule liste, ou un nombre de candidats tout juste suffisant. Par ailleurs, les communes qui voient s’affronter deux listes connaîtront également leurs maires dès ce soir. On a aussi écrit là-dessus !

Participation en nette hausse à Lyon

Sans surprise, les Lyonnais se sont plus mobilisés qu’en 2020 pour ce triple scrutin. À 14h, environ 35% d’entre eux s’étaient déplacés, une participation en hausse de 10 points à la même heure. En revanche, la participation est nettement en recul par rapport aux législatives de 2024, qui avaient vu une participation record à Lyon.

Point étonnant, ce sont les scrutins d’arrondissements qui affichent le plus fort taux de participation (35,94%), devant les municipales (35,23%) et la Métropole (34,6%). Notre explication ? Le parcours de vote pour les mairies d’arrondissement est le premier des trois lorsque l’on entre dans un bureau. Probablement que certains Lyonnais trop pressés se sont perdus dans le labyrinthe…

Pour patienter, un peu de lecture !

Les résultats à Lyon et Villeurbanne ne seront pas connus avant minuit. Pour patienter d’ici là, on vous remet quelques articles pour bien comprendre les enjeux de ce triple scrutin.

« Vous faites quoi à 20h ? »

Le triple scrutin lyonnais a nécessité la présence massive d’assesseurs pour assurer le bon déroulé de la journée. Mais le dépouillement s’annonce long, très long. Dans plusieurs bureaux lyonnais ce matin, des messages ont été affichés sur des tables de vote pour recruter des petites mains pour le dépouillement. « Vous faites quoi à 20h ? » nous a demandé un président de bureau des Pentes. Nous, on sera à la préfecture !

Trois scrutins, une organisation complexe

Toutes les dispositions ont été prise pour aiguiller au mieux les électeurs dans le labyrinthe démocratique lyonnais. Ce qui n’a pas empêché certaines incompréhensions de la part d’électeurs un peu perdus. Hier, une panne des services France Identités a complexifié l’arrivée des procurations de dernière minute. Dans un bureau du 1ᵉʳ arrondissement ce matin, des assesseurs ont dû appeler le commissariat pour confirmer une demande de procuration.

Ce dimanche 15 mars, ce ne sont pas un, ni deux, mais trois scrutins que vous devez suivre en même temps à Lyon : la mairie centrale, les arrondissements et la Métropole. Sans compter les 57 autres communes de la métropole car les résultats de la périphérie lyonnaise seront cruciaux. La France insoumise va-t-elle renverser des mairies historiques socialistes ou communistes ? Le Rassemblement national va-t-il réaliser une percée historique dans certaines communes de l’ouest lyonnais ou dans le Beaujolais ?

Évidemment, les yeux seront principalement rivés sur Lyon, où Jean-Michel Aulas, l’ancien patron de l’Olympique lyonnais, veut déloger l’écologiste Grégory Doucet de la mairie. « JMA », en avance dans tous les sondages, s’est montré en difficulté dans cette fin de campagne, alors Grégory Doucet espère une remontada. Seront-ils les seuls à pouvoir se qualifier au second tour ? Si La France insoumise ou la liste UDR-RN étaient en position de se maintenir, les équilibres du second tour en seraient forcément bouleversés.

Si l’élection lyonnaise prend toute la lumière, il ne faut pas perdre de vue les élections métropolitaines. Son importance est grande : sans le soutien de la Métropole, son portefeuille de compétences et son budget conséquent, le maire de Lyon ne pourrait pas grand-chose. Le match risque bien de se jouer entre Bruno Bernard (Écologistes/gauche unie), président sortant, et Véronique Sarselli (Grand Cœur lyonnais) sur les 14 circonscriptions. À moins que le Rassemblement national n’en remporte une… ce qui pourrait rebattre les cartes.

Bref, vous l’aurez compris, les enjeux de cette soirée électorale sont nombreux pour l’agglomération ! L’ensemble de la rédaction de Rue89Lyon est mobilisé pour vous aider à y voir plus clair, avec notre direct.


#Municipales 2026

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