Le 22 février dernier, Aymeric Martin, président du centre LGBTI+ Lyon, apprend avec effroi la nouvelle sur les réseaux sociaux. Une vidéo tournée en caméra cachée au sein du local des Pentes (Lyon 1ᵉʳ) vient d’être publiée sur le compte d’un influenceur d’extrême droite. Au lendemain de la marche en hommage à Quentin, la captation, massivement relayée, met notamment en porte-à-faux une bénévole du centre, interrogée sur un livre qu’elle n’a pas lu.
Le floutage est mal réalisé. Très vite, les insultes et menaces pleuvent : « pauvre conne », « elle doit coucher avec un barbu », ou encore « c’est où l’adresse svp… C’est lunaire. Elle mérite d’être agressée dans la rue pour voir que nous avons raison. » Le centre reçoit même un mail d’insultes.
À l’origine de cette vidéo, le collectif homonationaliste Eros. Il se décrit comme « gay patriotes » et engagé « contre les dérives wokes et l’islamisme ». Proche du collectif fémonationaliste Némésis, il s’est notamment fait connaître en juin 2025, à Paris, pour avoir organisé une contre-manifestation à la marche des fiertés.
Cet article fait partie de l’édition abonnés. | Déjà abonné ? Connectez-vous
Abonnez-vous maintenant pour poursuivre votre lecture

Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous



Chargement des commentaires…