« Faudra-t-il un mort pour qu’une prise de conscience politique et médiatique ait lieu ? » En avril 2011, le Collectif Vigilance 69 contre l’extrême droite alertait les pouvoirs publics après le tabassage d’un de leurs sympathisants. Loin de se douter que, des années plus tard, le drame aurait lieu… mais que la victime serait un militant néofasciste. Jeudi 12 février, Quentin Deranque, étudiant de 23 ans, est mort tabassé à terre, à la suite d’une rixe avec des antifascistes.
« Depuis 20 ans, on dit qu’il allait y avoir un mort et on alertait pas à la légère…, se rappelle l’un des membres de ce collectif, qui souhaite rester anonyme. Aujourd’hui, c’est très compliqué, parce que ce drame aurait pu arriver des dizaines de fois de notre côté, au vu du nombre d’attaques et d’agressions de l’extrême droite. »
Selon un décompte mené par notre rédaction, des militants identitaires ou nationalistes ont été impliqués dans — a minima — 102 actions violentes ou haineuses entre 2010 et 2025 à Lyon. Parmi elles, plus de 50% ont ciblé des opposants politiques ou supposés comme tels et 40% concernent des personnes issues de minorités.
Lisez la suite pour 1€
En profitant de notre offre d’essai, résiliable en ligne à tout moment.
Pour accéder à cet article, il faut être abonné. Pourquoi ?
Les informations exclusives, les enquêtes et certains reportages constituent l’édition abonnés de Rue89Lyon. En tant que média indépendant, nos ressources proviennent de nos lectrices et lecteurs abonnés, aucun milliardaire ni groupe bancaire ne nous finance.
Nous demandons à nos lecteurs une faible contribution pour disposer à Lyon d’un média vigie des pouvoirs locaux, capable d’enquêter et de traiter les enjeux locaux en profondeur et dans la durée.
Chaque abonnement compte. Toutes nos recettes sont investies dans un journalisme local indépendant, dont la force et la réactivité dépend directement du nombre d’abonnés actifs.
Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous



Chargement des commentaires…