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Actualités, enquêtes à Lyon et dans la région

« Depuis 20 ans, on dit qu’il va y avoir un mort », des antifascistes de Lyon témoignent

Depuis les années 2000, Lyon est un territoire marqué par la violence de groupuscules d’extrême droite. En face, une riposte antifasciste s’est constituée et la ville a régulièrement été le théâtre d’affrontements violents. Au point qu’une partie des antifas lyonnais s’attendaient à un mort.

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Sticker antifasciste à la Guillotière, dans le 7e arrondissement de Lyon. ©OM/Rue89Lyon
Sticker antifasciste à la Guillotière, dans le 7e arrondissement de Lyon.

« Faudra-t-il un mort pour qu’une prise de conscience politique et médiatique ait lieu ? » En avril 2011, le Collectif Vigilance 69 contre l’extrême droite alertait les pouvoirs publics après le tabassage d’un de leurs sympathisants. Loin de se douter que, des années plus tard, le drame aurait lieu… mais que la victime serait un militant néofasciste. Jeudi 12 février, Quentin Deranque, étudiant de 23 ans, est mort tabassé à terre, à la suite d’une rixe avec des antifascistes.

« Depuis 20 ans, on dit qu’il allait y avoir un mort et on alertait pas à la légère…, se rappelle l’un des membres de ce collectif, qui souhaite rester anonyme. Aujourd’hui, c’est très compliqué, parce que ce drame aurait pu arriver des dizaines de fois de notre côté, au vu du nombre d’attaques et d’agressions de l’extrême droite. »

Selon un décompte mené par notre rédaction, des militants identitaires ou nationalistes ont été impliqués dans — a minima102 actions violentes ou haineuses entre 2010 et 2025 à Lyon. Parmi elles, plus de 50% ont ciblé des opposants politiques ou supposés comme tels et 40% concernent des personnes issues de minorités.

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