Le plan grand froid prend fin, les difficultés se poursuivent pour les sans-abri de Lyon. Ce mardi 13 janvier, le collectif Soutiens migrants appelle à un rassemblement pour demander la mise à l’abri des mineurs isolés du campement des Chartreux (Lyon 1ᵉʳ). Rassemblement prévu à 9 heures, devant le gymnase Chanfray.
Par communiqué, Soutiens migrants rappelle qu’ils étaient plus de 100 au gymnase Chanfray. Au total, ils seraient environ 280 à devoir dormir dans des tentes, par des températures hivernales. Il rappelle également que l’Assemblée nationale a « voté en faveur de la prise en charge des mineurs en recours conformément au principe de présomption de minorité, » le 11 décembre 2025.
Le collectif souhaite être reçus par la Métropole et la Ville afin de « construire des solutions pour éviter la remise à la rue de jeunes ».
Une manifestation pour les enfants scolarisés et leurs familles sans abri
Le lendemain, mercredi 14 janvier, le collectif Jamais sans toit organise aussi une manifestation. Elle se déroulera devant la préfecture du Rhône à 13 heures. Son but : demander une solution d’hébergement pour les 80 enfants scolarisés et leurs familles actuellement sans logement.
En l’absence de solution depuis la rentrée scolaire, le collectif a lancé l’occupation d’une école désaffectée du parc Blandan (Lyon 7ᵉ), permettant à 27 familles et à leurs enfants scolarisés d’y être hébergés depuis le vendredi 9 janvier.
« JST » rappelle que cette occupation « n’est pas un choix ». Le collectif souligne « l’urgence » de trouver une solution afin d’éviter que « des familles avec enfants ne dorment dehors ». Depuis plus de 11 ans, Jamais Sans Toit dénonce le manque de réponses de l’État pour héberger ces familles, rappelant que « les écoles ne peuvent pas remplacer les dispositifs d’hébergement ». Pour rappel, avant cette occupation, 24 écoles accueillaient des enfants à Lyon.
Ses militants demandent une audience immédiate avec la préfète du Rhône, une rencontre que le collectif tente d’obtenir depuis le 21 décembre. Il réclame « des solutions d’hébergement dignes, stables et durables », ainsi qu’« un accompagnement social financé ».

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