« Pour les familles en situation de précarité qui ont un enfant en crise, il va y avoir des drames. » Nathalie Gramaje, secrétaire générale CGT à l’hôpital du Vinatier, n’est pas optimiste. Le 6 février, le dernier hôpital psychiatrique de jour du Rhône pour les enfants de 6 à 12 ans va fermer ses portes. Une décision contre laquelle l’équipe du service et le syndicat tentent de se battre depuis des mois, sans succès. Les familles n’ont, pour la plupart, pas encore été informées de la nouvelle.
Pour Pascal Mariotti, directeur du Vinatier, cette décision est cependant nécessaire. S’il n’a pas répondu précisément à nos questions envoyées par mail, il a souhaité recontextualiser. « On se réfère à cinq professionnels sur 2 800 et à très peu de patients, pour une très faible activité, argumente-t-il. On peut choisir de viser la fermeture d’un dispositif à bout de souffle ou à l’inverse la transformation de l’offre de soins. » Il n’a cependant pas précisé les contours d’une telle transformation.
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