C’est au forceps que la préfecture du Rhône a décidé de « développer la fluidité » de l’hébergement d’urgence dans le département. Son objectif ? Faire de la place, en remettant du monde dehors.
Aujourd’hui, le système d’hébergement d’urgence fonctionne via le 115, numéro d’appel d’urgence. Des personnes sans-abri bénéficient — en théorie — d’une mise à l’abri immédiate, mais temporaire. Puis, ces personnes sont censées avoir une place en « hébergement d’urgence ». Or, ce système est plus que saturé, avec 14 000 personnes en attente d’une place dans le Rhône. Presque plus personne n’y rentre.
C’est dans ce contexte que la préfecture cherche à « fluidifier » ce système. Sa solution ? Raccourcir la durée d’hébergement à trois mois et conditionner les renouvellements des contrats à des « critères de vulnérabilité » aux contours flous.
Pour comprendre, il faut revenir au fonctionnement des structures d’hébergement d’urgence. Dans le Rhône, elles sont gérées par l’opérateur de l’État, Adoma, ainsi que par des associations comme Le Foyer Notre Dame des Sans-Abri, la Fondation de l’Armée du Salut, Alynea ou Aralis.
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