Le rassemblement pour la libération de Georges Abdallah, organisé par les organisations lyonnaises de défense de la Palestine, répond à une mobilisation nationale. Le rendez-vous est donné mercredi 19 février à 19h, place des Terreaux (Lyon 1e). Dans un communiqué, la Cuplgia appelle à « se réunir devant des lieux de représentativité de l’État Français pour maintenir la pression la veille du rendu de décision de la potentielle libération de notre camarade ».
Georges Abdallah, militant politique libanais, est aujourd’hui âgé de 73 ans. Actuellement détenu au centre pénitentiaire de Lannemezan, dans les Hautes-Pyrénées, il est considéré comme le plus vieux prisonnier politique de France, après plus de quarante ans d’incarcération.
Georges Abdallah bientôt libéré ?
Arrêté en 1984 et condamné à la réclusion à perpétuité pour complicité dans l’assassinat de deux diplomates américain et israélien sur le sol français, Georges Abdallah est libérable depuis vingt ans. Mais toutes ses demandes de libération conditionnelle ont été successivement rejetées. Jusqu’au 15 novembre 2024 : le tribunal d’application des peines a accepté sa dernière demande, à condition qu’il retourne au Liban. Le parquet national antiterroriste (Pnat) a aussitôt fait appel de la décision. La Cour d’appel de Paris devra donc se prononcer le 20 février.
En cas de libération, le Liban se dit prêt à l’accueillir. Dans le même temps, alors que Georges Abdallah était aussi poursuivi en Italie pour une accusation de transport d’explosifs, un tribunal a abandonné les poursuites le 26 novembre dernier.
Tantôt taxé de terroriste, tantôt de militant politique (en fonction de ses soutiens et opposants), le chef de la Fraction armée révolutionnaire libanaise (FARL) en France s’est longtemps opposé à Israël et aux États-Unis. La FARL a commis plusieurs attentats en France dans les années 80, ciblant des hommes politiques ou diplomates.
À Paris, la préfecture de police a décidé d’interdire les manifestations de soutien prévues mercredi 19 février. Les services de l’État ont justifié cette décision « d’interdiction totale » de ces manifestations par le fait que le 8 février, lors d’une précédente action, des propos « susceptibles de constituer une apologie du terrorisme » avaient été tenus.
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