La décision du tribunal correctionnel de Rennes a été rendue ce vendredi 20 septembre. Le commissaire Chassaing, à la tête de la circonscription de la police nationale de Lyon, a été relaxé.
Du 10 au 14 juin, il a été jugé pour homicide involontaire dans l’affaire du décès de Steve Maia Caniço en 2019 à Nantes, pendant la fête de la musique. Il encourait une peine maximale de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende.
Quelques jours avant son procès, Grégoire Chassaing avait été promu à Lyon. Une décision qui avait ému la famille de Steve.
Après la mort de Steve à Nantes, le commissaire Chassaing jugé pour « homicide involontaire »
Retour sur l’affaire. Lors de la fête de la musique de 2019 à Nantes, une dizaine d’organisateurs indépendants diffusent de la musique sur le quai Wilson, en bord de Loire. Ils ne disposent pas d’autorisation officielle mais, comme pour les éditions précédentes, la pratique est tolérée jusqu’à 4 h du matin.
Passée cette heure, les policiers interviennent, dont Grégoire Chassaing, en charge des opérations ce soir là. Seul l’un des organisateurs refuse de couper la musique. S’ensuivent des altercations avec la police qui fait ensuite usage de gaz lacrymogènes. L’enquête détermine que Steve Maia Caniço est tombé dans le fleuve quelques minutes après les premiers tirs. Souffrant d’une phobie de l’eau, il ne sait pas nager. Son corps sera retrouvé un mois après, les analyses concluant à une mort par noyade.
Au cours du procès, les avocats de la partie civile ont plaidé que la mort du jeune homme serait due à l’action du commissaire Chassaing. L’accusation estimait qu’il « a eu un usage disproportionné des armes, n’a pas attendu l’arrivée de renforts ou a voulu réaliser des interpellations alors qu’elles ne s’imposaient pas compte tenu de l’infériorité numérique et de la configuration des lieux », rapporte Sud Ouest.
De son côté, la défense a rejetté toute responsabilité du commissaire et plaidé que la chute de Steve dans la Loire serait accidentelle. C’est cette version qui l’a finalement emporté devant les juges.
Le commissaire était le seul à comparaître dans ce procès. Le préfet et le maire de Nantes avaient bénéficié d’un non-lieu. Le procureur avait requis une « peine de principe » sans fixer de quantum (le montant de la peine).
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