Elles reviennent chaque année : les Journées européennes du patrimoine. Pour cette rentrée 2023, il s’agira de la 40e édition de ce week-end qui propose de découvrir le patrimoine (et matrimoine !) français, et donc lyonnais. Tous les ans, des lieux d’ordinaire fermés, où dont on n’oserait pas pousser les portes, invitent les visiteurs à les découvrir. Rue89Lyon vous propose sa sélection d’activités et de lieux à visiter.
Voir la Halle Tony Garnier sous son jour historique
Jusqu’en 2022, la Halle Tony Garnier gardait portes closes, si ce n’est pour accueillir des concerts et des évènements. Pour la deuxième année constitutive, cette institution lyonnaise ouvre ses portes à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, pour faire connaître son histoire. Au programme : expositions, visites guidées du lieu et du quartier et animations musicales. De quoi ouvrir la saison 2023-2024 du lieu, qui fêtera ses 140 ans en 2024.
De 10h à 18h, à la Halle Tony Garnier (Lyon 7e), les 16 et 17 septembre.
À Lyon, les Journées du patrimoine ce sont aussi les journées du matrimoine
Depuis le 8 septembre, et jusqu’au 23 septembre, l’association HF+ Auvergne-Rhône-Alpes a mis en place un programme pour découvrir l’héritage laissés par les femmes dans le Rhône. Pour les 16 et le 17 septembre, plusieurs options vous attendent. Vous pourrez vous laisser guider par l’association Filactions pour des balades urbaines intitulées « Où sont les femmes ? », à Lyon ou à Oullins.
D’humeur plus festive ? Vous pourrez aussi vous diriger vers le Théâtre de l’Elysée (Lyon 7e), le samedi 16, pour un Time’s up suivi d’un blind-test au café Rosa, à 18h. Le même jour, le Conservatoire national supérieur musique et danse de Lyon met la lumière sur les « Créatrices ! », à l’occasion de visites et impromptus artistiques.
Les Journées du matrimoine, du 8 au 23 septembre, dans le Rhône.
Le Vinatier s’ouvre pour raconter l’histoire de la psychiatrie
Le Vinatier est l’hôpital psychiatrique lyonnais le plus connu. Lieu de fantasmes et de préjugés, il sera en partie accessible pour les Journées européennes du patrimoine. L’occasion de visiter le vaste domaine naturel qui borde l’hôpital, d’évoquer son histoire et celle de la psychiatrie en France avec un exemple lyonnais. La visite s’achève à la Ferme, ancienne exploitation agricole de l’asile, actuel espace culturel de l’hôpital.
Visites guidées payantes pour les Journées européennes du patrimoine au centre hospitalier Le Vinatier, à Bron, les 16 et 17 septembre.
À la rencontre de l’héritage ouvrier de la métropole de Lyon
À la périphérie de la ville de Lyon subsiste l’héritage de plusieurs usines et de leurs quartiers ouvriers. À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, des associations organisent des visites de ces lieux. À Vaulx-en-Velin, vous pourrez (re)découvrir l’ancienne usine TASE, spécialisée dans la production de viscose, inactive et habituellement fermée au public, tout comme ses cités-jardins. Une exposition de photographies d’époque clôturera la visite.
Plus au sud, rendez-vous à la cité Berliet, à Saint-Priest, pour remonter il y a plus de 100 ans, lorsque Marius Berliet se lançait dans la construction des usines Berliet de Vénissieux et Saint-Priest et de leur Cité ouvrière. C’est l’association San-Priode qui sera aux manettes de la visite le 16 septembre.
À Villeurbanne, c’est la mairie qui propose une balade « sur les traces des usines d’autrefois » et notamment l’héritage laissé par l’entreprise Gillet, qui a employé jusqu’à 2000 personnes dans la commune au XXe siècle. L’occasion de découvrir les maisons ouvrières qui jalonnent le quartier Flachet.
Visites de la TASE les 16 et 17 septembre, réservation obligatoire.
Visite de la cité Berliet, à Saint-Priest, le 16 septembre.
Balade urbaine, « sur les traces des usines d’autrefois » à Villeurbanne, le 17 septembre.
De discrètes villas du 3e se laissent entrevoir
Revoilà Marius Berliet, mais dans le 3e arrondissement de Lyon cette fois. Sa demeure familiale, la logiquement nommée Villa Berliet, sera exceptionnellement accessible le week-end des Journées du patrimoine. Seul le rez-de-chaussée sera accessible, en raison de travaux dans le reste de la bâtisse construite en 1911.
Autre villa habituellement fermée au public : la Villa Monoyer, toujours dans le 3e arrondissement de Lyon. Seul son jardin de plus d’un demi-hectare sera accessible, dimanche 17 septembre, animé par des interludes musicaux, des expositions et des ateliers. De quoi profiter d’un lieu de verdure et de fraîcheur.
Rue89Lyon avait retracé l’histoire de ces deux villas dans notre guide de l’Antiroutard de Lyon.
Visites libres de la villa Berliet, les 16 et 17 septembre de 10 h à 18 h.
Accès au parc de la Villa Monoyer, le 17 septembre de 15 h à 18 h.
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