Après une ordonnance de non-lieu prise en 2017 par les juges d’instruction, ce Collectif du 21 octobre avait fait appel. La décision de cet appel a été publiée ce 25 octobre. Et c’est une première décision de justice favorable aux plaignants.
Dans un arrêt rendu ce jeudi, la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Lyon ordonne le renvoi vers un nouveau juge d’instruction du DDSP (Directeur Départemental de la Sécurité Publique) du Rhône, Albert Doutre et du préfet du Rhône, Jacques Gérault qui étaient en poste en 2010.
Le juge d’instruction devra les mettre examen pour « privation de liberté illégale par personne dépositaire de l’autorité publique » et « entrave à la liberté de manifester ».
Petit rappel des faits. Le jeudi 21 octobre 2010, après cinq jours de scènes d’émeutes dans le centre-ville de Lyon, le préfet du Rhône de l’époque, Jacques Gérault, avait pris la décision de boucler la place Bellecour. De 12h à 19h, quelque 700 personnes étaient enfermées à ciel ouvert. Le dispositif mis en place par le DDSP consistait à séparer ceux considérés par les autorités comme « casseurs » de la place Bellecour des manifestants qui devaient se retrouver place Antonin Poncet, à 14 heures, pour marcher en direction de la place Guichard.
Une prison à ciel ouvert pour « stopper une guérilla urbaine » en 2010 à Lyon
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