A Lyon, ces dégradations s’ajoutent à une liste déjà longue de locaux d’organisations de gauche et d’extrême gauche attaqués par l’extrême droite radicale (lire ici ou là).
C’est le deuxième syndicat à en être victime. Mais le premier pour lequel la marque est aussi claire.
La croix celtique est un des emblèmes de l’extrême droite nationaliste. À Lyon, elle est utilisée par les militants du GUD devenu Bastion social et par ceux de l’Oeuvre française dissoute.
Idem pour « FAF » qui signifie « France aux Français ». L’acronyme renvoie aux militants de l’extrême droite nationaliste eux-mêmes pour se désigner.
« Pour la CGT, il n’y a pas de préférence nationale »
Dans un communiqué de presse délivré ce mercredi, l’union départementale CGT « condamne fermement ces actes de vandalisme » :
« Nous ne cèderons jamais face aux intimidations orchestrées par des groupuscules faisant régner la terreur dans notre ville. Nous sommes engagés dans la bataille pour la fermeture du pavillon noir local d’extrême droite [siège du Bastion social, ndlr] se réclamant entre autre de la défense des salariés. L’extrême droite ne défend pas les salariés mais un capitalisme national. »
Et précise la position de la centrale syndicale :
« Pour la CGT, il n’y a pas de préférence nationale ! (…) Les organisations syndicales ont toujours défendu tous les salariés sans tenir compte de leur couleur, de leur religion ou de leur nationalité. Nous affirmons par conséquent que l’idéologie d’extrême droite n’est pas soluble dans le syndicalisme et inversement. »
La CGT conclut :
« Nous exigeons que les pouvoirs publics prennent des dispositions concrètes afin de retrouver les coupables de tels actes et de les traduire devant la justice ».
Comme si cela n’allait pas de soi.
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