C’était pour sa consommation personnelle a assuré celui qui est aussi l’entraîneur de la championne. Des soupçons de dopage, jamais avérés jusqu’ici, pèsent toutefois sur les performances de l’inusable Jeannie Longo.
L’affaire éclate à l’automne 2011. Le journal l’Équipe révèle dans un premier temps que la cycliste Jeannie Longo n’a pas indiqué à l’Agence française de lutte contre le dopage où elle se trouvait, au moins à trois reprises au cours des dix-huit derniers mois, pour les visites des contrôleurs. Quelques jours après, le journal publie des échanges par mail entre Patrice Ciprelli, mari et entraîneur Longo, et des revendeurs d’EPO (produit considéré comme dopant) en Chine. On apprend que les colis arrivés chez la mère de Ciprelli.
Fin 2011, Jeannie Longo sera relaxée par la Fédération française de cyclisme concernant les charges de manquement aux règles des contrôles antidopage. Au moment des faits, elle ne faisait plus partie du « groupe cible ». Le parquet de Grenoble ouvre alors une enquête préliminaire en septembre 2011. En février 2012, Patrice Ciprelli reconnaît l’achat d’EPO en Chine entre 2007 et 2011. Aujourd’hui, ne sont retenus contre lui que les achats de boîtes d’EPO à partir de 2008. 33 boîtes pour un montant de 3000 euros environ.
Il assure qu’ils étaient destinés à son usage personnel comme « reconstituant musculaire » suite à des chutes répétées de vélo. Il aurait même dissimulé ses achats à la cycliste. Toutefois, les soupçons de dopage pèsent sur les performances de Jeannie Longo. La relation entre « la poupée et le maniaque » est si étroite. Un mari qui serait l’unique raison pour laquelle la cycliste est encore sur un vélo.
Jeannie Longo 13e aux Championnats de France à 57 ans
Si le parquet de Grenoble avait indiqué lors du renvoi en correctionnelle de Patrice Ciprelli en juin 2016 que ses achats faisaient naître des « suspicions de dopage sur les athlètes qu’il entraînait » à l’époque des faits, rien n’a pu être prouvé concernant Jeannie Longo depuis cette période.
Ses performances intriguent ou fascinent depuis longtemps déjà tant la longévité de la cycliste est impressionnante. Aujourd’hui âgée de 58 ans, elle a arrêté sa carrière une première fois à 31 ans. On était alors en 1989. Mais elle la reprend deux ans plus tard. Elle devient même championne Olympique en 1996 à Atlanta.
Son palmarès est long comme le tracé du Tour de France : 59 titres nationaux, 13 titres de championne du monde et championne Olympique donc. Celle qui est installé sur les hauteurs e Grenoble était encore en lice pour être sélectionnée dans l’équipe de France pour les Jeux Olympiques de Londres en 2012 mais n’avait finalement pas été retenue.
L’été dernier, à 57 ans, elle se classait encore 13e du contre-la-montre aux championnats de France disputés à Vesoul.
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