Lundi, à Clermont-Ferrand, plus de 360 personnes, dont la moitié sont des enfants, ont dû quitter les hôtels où elles étaient d’hébergées faute de financement, selon l’AFP (via 20 minutes). Elles viennent de passer une deuxième nuit dans la rue.
Ce sont des réfugiés, des SDF, des familles monoparentales ou encore des femmes victimes de violence conjugale. Une partie de ces sans-abri a été prise en charge par le département.
Les personnes restées à la rue avaient trouvé refuge dans une église dans la nuit de lundi à mardi, avant d’en être évacuées suite à un début d’incendie. Toujours dans l’attente de la fin des négociations entre associations et pouvoirs publics, elles restent sans solution pour l’instant.
Le problème est financier : depuis lundi, l’Anef, l’association qui gère le 115 dans le département, ne paie plus les hôteliers assurant l’hébergement d’urgence, déplorant que l’Etat ne lui ait remboursé que 5% des sommes qu’elle a avancées depuis janvier.
Selon le ministère du logement, le gouvernement «a délégué 400 000 euros de crédits afin d’apporter une solution de financement». Mais pour l’association, les 400 000 euros ne seront pas disponibles avant «au moins un mois» et ne couvrent qu’une partie de la dette déjà contractée auprès des hôteliers, sans assurer les hébergements futurs.
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