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Manif du GUD interdite : combien de militants d’extrême droite dans les rues de Lyon ?

actualisé le 09/10/2017 à 10h36 : suite à la journée du samedi 7 octobre

Les militants du GUD avaient annoncé une manifestation à Lyon, ce samedi 7 octobre, pour faire parler de son mouvement le « Bastion social ». Pour la seconde fois, le préfet du Rhône a interdit la manifestation.

Mêmes causes, mêmes effets.
La première manifestation de ce mouvement d’extrême droite radicale, le 15 juillet dernier, avait été interdite par le préfet du Rhône. Henri-Michel Comet justifiait cette décision par les risques « de trouble à l’ordre public », en particulier dans un week-end de forte fréquentation du centre-ville.

C’est la même motivation qui est affichée par le préfet pour cette manifestation du 7 octobre, qui a cette fois comme mot d’ordre « Contre l’immigration, l’union européenne et la préférence étrangère ».
Par ailleurs, la préfecture ajoute dans un communiqué délivré ce jeudi que ce « groupement s’est déjà distingué par l’organisation d’actions illégales ».

En juillet, les militants du GUD, via leur nouveau mouvement appelé « Bastion social » avaient en effet maintenu leur manifestation en défilant du Vieux Lyon jusqu’à leur ancien squat ouvert en mai dernier et duquel ils avaient été expulsés quelques semaines plus tard. Il spourraient vouloir se montrer malgré l’interdiction de défiler ce samedi également.

Cette interdiction préfectorale n’est donc pas surprenante, surtout qu’elle intervient dans un contexte très particulier, deux semaines seulement après l’attaque de la boutique de « l’horloger de Saint-Paul ».

Une contre-manifestation interdite également

Le communiqué de la préfecture précise que le contre-rassemblement prévu place Bellecour, à 14h à l’angle de rue Victor Hugo et de la place Bellecour, est également interdit « compte tenu du risque grave d’affrontements sur la voie publique ».

Cette contre-manifestation avait été appelée par le Groupe Antifasciste Lyon et Environs (GALE).

D’autres mouvements de gauche et d’extrême gauche (Coordination des Groupes Anarchistes, Alternative Libertaire et le Collectif 69 de Vigilance contre l’extrême droite) avaient appelé à « inonder d’appels téléphoniques » la préfecture et la mairie de Lyon pour demander l’interdiction.

Mais ces groupes ne s’étaient pas joints à l’appel à contre-manifester et avaient préféré mettre en ligne un blog pour documenter leur propos et inciter à prendre le téléphone.

Concert de rock identitaire « dans la région Rhône-Alpes »

Pour cette manifestation interdite d’extrême droite, les militants italiens de la Casapound sont attendus. Ce mouvement néofasciste qui a fait de la « réquisition » d’immeuble son principal levier de propagande sert de modèle au « Bastion social » lancé par le GUD.

Tout monde a également prévu de se retrouver samedi soir pour un concert de groupes phares de musique « alternative et identitaire ».
Comme d’habitude le lieu du concert n’a pas été annoncé et le sera à la dernière minute. Il est seulement précisé « région Rhône-Alpes ». Au programme, trois groupes italiens et deux groupes français dont un vieux groupe de « rock identitaire français », In Memoriam.

C’est organisé par « Autour du lac ». Implanté en Savoie et Haute-Savoie, ce groupuscule est une sorte de courroie de transmission entre les différents groupes d’extrême droite radicales (identitaires, Action française et GUD).

Mise à jour du lundi 9 octobre
Dans un centre-ville de Lyon quadrillé par la police, les militants d’extrême droite français et italiens se sont bien montrés.
Environ 150 membres du GUD, de la Casapound et d’autres groupuscules d’extrême droite ont tenté de se rassembler dans le Vieux Lyon avant de renoncer devant la présence policière. Ils se sont finalement retrouvés devant le local du GUD, rue des Farges, sur la colline de Fourvière, quartier Saint-Just.
Il n’y a pas eu d’interpellation. Le soir, le concert de « rock identitaire » s’est tenu dans une salle des fêtes de La Bâtie-Divisin, en Isère, à une heure de Lyon.
Les antifas de la GALE ont maintenu leur rassemblement. Une centaine de personnes se sont également rassemblées à l’entrée de la rue Victor Hugo, place Bellecour. La plupart de ces militants de gauche et d’extrême gauche ont été encerclés et leurs soutiens qui tentaient de bloqué la rue ont été gazés et chargés par la police. Bilan : cinq interpellations. L’avant-veille, un des responsables de la GALE s’était vu notifier, sur son lieu de travail, une interdiction de manifester.
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