FOOD !  Société 

À Solaize, un drive pour favoriser le locavorisme 2.0

actualisé le 08/09/2016 à 22h13

Consommer local en passant par internet est possible depuis quelque temps. Un nouveau service vient de débarquer dans le sud lyonnais. Calquée sur le drive des chaînes d’hypermarchés et des grandes surfaces, la plateforme internet baptisée « drive des épouvantails » propose de commander les produits provenant de magasin de producteurs. Dans le Rhône, c’est la Croisée des Fermes à Solaize qui s’est lancé dans ce service. Quelles retombées pour le magasin et les circuits courts ?

 

Les circuits courts entrent dans le 2.O, c’est en tout cas ce que promeut le site épouvantails.fr. Tout comme le drive des grandes surfaces, vous pouvez commander vos produits avant le mercredi sur internet pour les retirer en magasin en fin de semaine.

Sauf qu’ici il n’y a pas d’intermédiaire, tout se fait en vente directe avec des produits de saison et de la région. Manuel Boileau l’un des fondateurs du site explique la démarche :

« Nous voulions fournir un outil simple aux agriculteurs qui leur permettent de vendre en ligne aussi bien que la grande distribution. Les producteurs sont formés aux outils internes de la plateforme, ce sont eux qui mettent à jour disponibilité des produits et fixent les prix en fonction de la récolte ».

« Les épouvantails » se sont spécialisés dans le e-commerce des magasins de producteurs : une trentaine font déjà partie du réseau avec, pour certains, des livraisons sur le lieu de travail, un service qui devrait débarquer dans le sud lyonnais à partir de cet automne.

« Rester un magasin de proximité »

« La société bouge et la présence sur internet devient incontournable. »

C’est le constat d’ Etienne Bonnard l’un des 11 producteurs de la Croisée des Fermes qui a ouvert ses portes en 1999.

Au-delà de la vente en ligne, le réseau des épouvantails permet bien souvent aux magasins de producteurs de créer leur premier site internet et de développer leur communication.

C’est ainsi l’occasion d’informer sur les produits disponibles et sur l’identité des producteurs. Comme l’explique Manuel Boileau :

« Il existe beaucoup de points de ventes collectifs, on ne les connaît pas forcément et tous n’ont pas les moyens de faire de la com’ ou de la pub. »

Internet va permettre d’ouvrir la Croisée des Fermes à une clientèle plus jeune, plus moderne ou plus pressée. C’est ce que croit Étienne Bonnard. Toutefois, il ne s’attend pas à voir l’activité croître excessivement, ce nouvel outil ne va rien changer à l’essentiel.

« On a toujours un producteur présent sur le point de vente, les gens viennent et on la possibilité de rentrer en contact avec nous, on est dans l’humain et on veut rester un magasin de proximité. »

Vous pouvez retrouver les circuits courts lyonnais sur notre appli : >> À chacun son circuit court <<

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