Société 

Un « petit noyau dur » manifeste pour la 15ème fois contre la loi travail à Lyon (et deux manifs sauvages)

actualisé le 29/06/2016 à 16h54

[Article mis à jour] Ce mardi, pour la 15ème fois, on manifestait dans les rues lyonnaises contre la loi travail.
Alors que le texte de loi doit être voté au Sénat, l’intersyndicale locale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, CNT et CNT-SO) appelait à venir défiler.

Cette fois-ci, le parcours faisait dans l’originalité. Le rendez-vous était donné à 11h place Jean Macé (7ème arrondissement) pour se rendre « à la préfecture ».
En réalité, après avoir remonté les quais du Rhône, les manifestants se sont arrêtés à hauteur de la préfecture du Rhône, sur le quai Augagneur, au niveau du square Delestraint. Ils étaient entre 2 000 personnes selon la police et 7 000 personnes selon les syndicats à avoir répondu présent.

« C’est le petit noyau dur », commentait Pascal Lagrue, le secrétaire de l’union départemental FO.

 

Blocage symbolique du siège lyonnais du Medef et saisie de la banderole de tête

Des pneus pour bloquer le siège du Medef, le 28 juin à Lyon. ©DR

Des pneus pour bloquer le siège du Medef, le 28 juin à Lyon. ©DR

C’est désormais une tradition. La journée a commencé par un blocage symbolique. Cette fois-ci, après le port Edouard Herriot ou l’incinérateur de Gerland, des militants de la CGT et de Sud ont bloqué de 7h30 à 9h l’entrée du siège local du Medef, avenue Mermoz (8ème arrondissement).
Les quelque 80 personnes sont parties d’elles-mêmes.

Peu après 11h, alors que les manifestants se mettaient en place sur la place Jean Macé, plusieurs dizaines de jeunes se sont positionnés, comme d’habitude, devant la banderole de l’intersyndicale.

Certains portés la banderole renforcée avec le slogan « Jeunes, on lâche rien, la rue nous appartient ».

Les forces de l’ordre ont saisi la banderole. Pour deux motifs : elle avait servi la semaine dernière à pousser les policiers lors d’une tentative de manif sauvage; il y est inscrit « ACAB » pour All Cops Are Bastard ».


Ballons, « Mères debout » et « votation citoyenne »

Comme la semaine dernière, 300 à 400 jeunes ont marché devant la banderole syndicale. Certains avaient apporté des ballons mais on en comptait beaucoup moins que pour la dernière manifestation.

Ces quelques ballons en plastique rebondissaient de droite et de gauche, jusqu’à arriver sur les policiers qui suivaient, sur la droite, la manifestation. Ils étaient alors confisquées.

Dans cette ambiance, un groupe de sept femmes du collectif « Mères Debout » se sont positionnées en tête de manif au niveau de Saxe-Gambetta. Dans un tract, elle dénonce « la répression d’une violence inouïe seule réponse de ce gouvernement ». Elles appellent « toutes les femmes » qui partagent cette indignation à s’habiller de blanc et à assurer une « présence vigilante » en tête des cortèges.
Pour cette manifestation officielle, elles n’ont pas eu de travail.

Sept "mères debout" brièvement en tête de la manifestation le 28 juin à Lyon. ©LB/Rue89Lyon

Sept « mères debout » brièvement en tête de la manifestation le 28 juin à Lyon. ©LB/Rue89Lyon

Un peu avant 13h, le cortège est arrivé au niveau de la préfecture du Rhône où les bulletins issus de la « votation citoyenne » contre la loi travail ont été remis par l’intersyndicale. FO revendique « 7 000 votes contre » et la CGT « 11 197 ».

Au centre, le secrétaire de l’union départementale CGT, João Pereira Afonso qui s'apprête à remettre les bulletins de la "votation citoyenne" au représentant du préfet du Rhône. ©LB/Rue89Lyon

Au centre, le secrétaire de l’union départementale CGT, João Pereira Afonso qui s’apprête à remettre les bulletins de la « votation citoyenne » au représentant du préfet du Rhône. ©LB/Rue89Lyon


Deux tentatives de manif sauvage = 25 interpellations

Vers 12h30, avenue de Saxe, au niveau de la rue de la Part-Dieu, plusieurs dizaines de jeunes manifestants, qui jusque là étaient en tête du cortège, ont rebroussé chemin.
Sans savoir trop où ils allaient mais suivant ceux qui les précédaient, ces groupes ont remonté la manif puis bifurqué en direction du quartier Part-Dieu.

Rapidement, les forces de l’ordre sont parties à leurs trousses.
Derrière la rue Garibaldi, rue des Rancy (3ème arrondissement), plusieurs interpellations ont eu lieu.

Selon la préfecture du Rhône, il y a eu quatorze interpellations ont donné lieu à quatorze garde à vue : cinq pour des dégradations et neuf pour « attroupement dans le but de commettre un délit ».

A 14h30, bis repetita. Le mot avait circulé dans le cortège officiel pour un « foot sauvage » place des Jacobins (2ème arrondissement) à 14h.
Vers 15h, une quarantaine de personnes ont commencé une manif sauvage. Très rapidement, les policiers, présents en nombre en Presqu’île, les ont chargées et dispersées. onze nouvelles interpellations ont eu lieu, selon la préfecture. Ces interpellations ont abouti à cinq garde à vue : trois pour « attroupement dans le but de commettre un délit », une pour dégradation et une pour vol avec rébellion.

 

Une mobilisation en dents de scie contre la loi travail à Lyon

Avant cette journée du 28 juin, quatorze manifestations se sont déroulées à Lyon. Elles ont rassemblé :

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